‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 194 sur 494 · Hérodote, VI · texte numérisé non relu

Hérodote, VI

2(')2 (■.oN'S'i'nirinN hk si'aich;

S(Mll p.'is s'rirr unies nilrr elles |);ir des iii;n'i;iL;es ' . I^ljes ii av;ii(!nl lias iiièine, roiiiiiie rV-lail la rdiiliiiiie iioiir les ramilles issues iriiiie iiièine oriiiiiie, lin loiiibeaii (•(iiniiinn '■. (Jiafiirie d'elles ('tail ensevelie dans un (juailier dillV-ienl. IjC riM-jl d'IliTodide inan(|iie de viaisenildaiire liislnriqiie, cl n'est |ir(d>lal)leineiil (ju iiin' h'-Liciide iinaL:inée après C()U|i |ntur e.\|>li(|iier le |»arlai;(; de lu rovaiité. Serail-il Iroj) liardi de rc- (•()nsliMiii(! la liadilion |»riniilive, el do ronjcclurei' que les denx lils d'Arislodi'mus élaieiil non pas jumeaux mais nés de lils (lillérerils, (pie l'iiii élail lils d'une mère doricnne, l'autre issu par Aryeia, fille d'Aulesioii, de la race cadméonne des .l'^yides? (-elle liypotlièse peut s'autoriser des souvenirs rappelésplus iiaut, à savoir (pi'au dél)ut de la conquête les^^gides qui hal)itaieiit Amyclée ■' avaient aidé les Iléraclides à renverser l'empire des Pélopides k la condition des partager la souveraineté. On saii aussi ipie i'/I^g"ide Théras gouverna comme tuteur à la mort de son beau-frère Aristodémos '*. La royauté subsista par moitié dans la branche alliée aux /Egides, même après que la plus grande partie de cette race eut émigré par choix ou par nécessité à ïhéra, avec les Minyens, soit que cette branche fut trop puissante encore pour se laisser d<''[)ouiller, soit que la division du pouvoir, telle qu'elle existait, eût été reconnue comme le meilleur moyen de prévenir les abus de la puissance.

Le pouvoir no se transmettait pas régulièrement par ordre de primogéniture et appartenait au premier des fils nés, depuis ravi'nement du père, dune mère Spartiate, car il était interdit au roi d'épouser une étrangère ^ A défaut de fils, ou si les fils

1. Voy. A. Kopstdadt, de Rcr. Lacon. Conslit. Lycurgca, Gryph., 1849, p. 96, et G. F. Hermann, dans les Gœtiing. gclehrt. Anzcigcn, 1849, p. 1230.

■^. Pausanias, III, 12, § 7 et 14, § 2. Quelques critiques ont conclu à tort d'un passage de Xénophon {HeUen:, V, 3. § 20) que les deux rois habitaient la même maison; voy. à ce sujet le comment, de Haase sur le de Republ. Lacedœm.,\'p. 253.

Page 1