‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 195 sur 494 · LES ROIS · texte numérisé non relu

LES ROIS

étaient exclus du trône pour des causes quelconques, parmi lesquelles doivent être rangées les infirmités corporelles, la succession était dévolue à l'agnat le plus proche. C'était encore le plus proche a^nat qui gouvernait comme tuteur, zpîo'aoç, durant les minorités' ; comme dans ce cas il remplissait toutes les fondions de la royauté, il est souvent aussi appelé roi par les historiens. Les contestations sur les questions d'hérédité étaient jugées par la yspcj^ia et par l'Assemblée du peuple ; il y a trace cependant d'une affaire de ce genre qui fut soumise à l'oracle de Delphes ^ Une seule fois il arriva que les deux rois furent pris dans la même famille : ce fut lorsque l'Agiade Cléomène III associa son frère Eucléidas à son autorité. Leur père, Léonidas, avait régné seul après le meurtre d'Agis, de la famille des Eurypontides. Le même fait se renouvela, à la mort d'Eucléidas, en faveur de Cléomène, mais lorsque Cléomène mourut à son tour, le dualisme fut rétahli. Toutefois un seul des souverains, Agésipolis, fut pris parmi les Héraclides et les Agiades ; l'autre, Lycurg'ue, fut choisi, au détriment des Eurypontides. dans une famille étrangère, el mit bientôt de côté Agésipolis, plus jeune que lui. Avec Lycurgue finit, à proprement parler, la royauté. Les souverains qui suivirent, Machanidas et Nabis, ne sont plus que des usurpateurs et des tyrans.

Sous le rappoit de l'importance politique, la royauté avai^ à Sparte beaucoup de ressemblance av(M^ celle des temps héroï- (jues, telle que l'a dépeinh^ Homère''. Les rois présidaient les Conseils et rendaient la justice; ils conduisaient l'armée au combat, et étaient vis-à-vis de la divinité les représentants de la nation. A ce titre, ils avaient mission d'acccmiplir ou du moins de surveiller tous les sacrifices publics''; mais ils étaient en

1. Xi-noplion, Hrllm., 111, ^5, î> 3; Plutarqni% A;ir^iliis, li, cl Li/niriiiir, 3 ; l''ai]sanias, III, /i, Sj 7.

2. Pausanias, 111, î.. !< /i, et 0. ^ "J : XcneplnMi, Ihlln)., III. :î. .^ i ; M'vodotc, VI, ()0.

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