Aristote, Polil., III
4. Xéiiophoii {(If KrptihI. Liic('il:vni., \7\ 5; 2^ ne parle (pic tli> l'acconiplissement des sacritices ; ralternative résulte d'un passage d'Iléreilote (VI, 57), d'après lequel d'autres rpie les rois pouvaient faire un sacrifice public (o-jil'x oriiJLOTcXr,;). On soupçonne, il est vrai, ce passa^rc d'être corrompu.
2C)'t- CONSTITUTION I>i: SI'AUTK
outre invt'slis d'un doiihlc sancnlocc, comnio pivlns di- Zsjç o'j'ii-r.z: >'{ (\r. 'Aij; '/.x/.iIt/j.u)/. Dans Ions les san-iliccs pnldics, rnrinc dans ceux ipiils n"iu'i'oiiijdissai(,'nl [las ciix-nirincs, ils ava'KMil II' droit, en f|nalil('' de jiontilcs, d(! préli'vci lap<;au <'l, pendant la ^uitic le dos des l)èles égorgées. De plus un cochon de lait leur était réservé cliafjue fois (}u'une truie venait à mettre has, afin qu'ils ne manquassent jamais d'animaux à sacrifier, et deux fois par mois, le r"" et le 7, une viclinii,' leui" était livrée aux frais de l'h^tat, pour être immolée en l'iionneur d'Apollon, à qui ces deux jours sont consacrés*. Une conséquence de leur dignité sacerdotale était que les rois, comme les prêtres, devaient être exempts de défauts physiques-. Les souverains de Sparte empruntaient à leur parenté avec Iléraklès un caractère sacré qui non seulement les désignait à leurs sujets comme les intermédiaires naturels auprès de la divinilé, mais qui les rendait en quelque sorte inviolables ii tous les Grecs, si bien que dans l'ardeur même des combats l'ennemi ne s'attaquait pas à eux volontiers''. Les honneurs qu'on leur décernait après leur mort prouvaient la vénération qu'inspiraitleur origine héroïque. Des cavaliers envoyés sur tous les points du territoire répandaient la nouvelle ; des pleureuses parcouraient la ville et faisaient résonner en cadence des cymbales d'airain ; dans chaque maison des personnes li])res, deux au moins, un homme et une femme, revêtaient des habits de deuil ; la Laconie fournissait pour la cérémonie des funérailles un nombre déterminé de Périèques et tous réunis, Spartiates, Périèques et Ililotes formaient plusieurs milliers d'hommes dont la douleur éclatait par des lamentations et des cris. Les obsèques achevées, les affaires publiques restaient suspendues pendant dix jours. Lorsque le roi était mort en terre étrangère, on rendait les mêmes honneurs à son image, à moins que l'on ne ramenât à Sparte son corps conservé dans du vinaigre \
Comme chefs de l'armée, les rois étaient, au dire d'Héro-
1. tiérodote, VI, 56 et 57 ; Xénophon, de Republ. Lacedxm., io, § 5.