‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 206 sur 494 · U. iMuller, Lk<vki', H. p, IIJ · texte numérisé non relu

U. iMuller, Lk<vki', H. p, IIJ

2. Les éphores reraoïilent à Lycurgue d'après Hérodute, J,(-)o; Xéuuphoii, kesp. Lacedœin., 8, § i^; Pseudo-Platon, l^^iisf., 8, p. 35i B: Satyrus cité par Diogène I^aerle, I, o, p. 45, éd. HiU)ii. Ils ne datent que de Tliéopompos. d'après Platon, de Legib., III, p. 692; Aristote, Polit., \', U, ,^ 1; Plularque, Lyctirc/uc, 7 et 27, et Cléomènc, 10; Dion Chrysostome, Orut.. LVI, •s p G50 éd. Emper. : Cieéron, de Bcpiibl., II, 33, eldr Lrgib., III, 7,§ 16. Voy. auss. Schaîfer, de Ephoris, Gryphice, 1863, p. 7; Slein, Entmchel. drs Spartan. Ephor., dans le Jahrcsbev. dca Gymnas. in Koniiz-, 1870, p. 4,

3. Aristote, Po//<., II, 3, § 10; Platon, dcLegib., III, p. 692 A; Plutarque, Lycurgue, 7, Le rôle des Ephores peut être, snus ce rapport, comparé à celui des tribuns du peuple à Rome; voy. Cieéron, de Èrpubi., II, 33, el de Legib., III, 7,

attenfion toutes les données du problème, on peut admettre comme vraisemblable que les éphores furent, à l'origine, des magistrats choisis par les rois, tant pour juger les contestations privées, attribution qu'ils conservèrent plus tard, que pour exercer par intérim quelques-unes des fonctions royales, tandis que les souverains étaient en campagne, ou retenus par quelque empêchement. Parmi ces fonctions de circonstance, on peut sans doute placer au premier rang la surveillance exercée sur tous les fonctionnaires publics, car il est probable que dans le principe les rois, en tant que magistrats suprêmes, non seulement nommaient à tous les emplois, mais contrôlaient la façon dont ils étaient remplis. Aux éphores revenait aussi le soin d'inspecter l'éducation publique, du moins à partir du moment où elle fut l'objet de prescriptions sanctionnéespar la loi pénale. Il était naturel en effet que les rois, à qui incombait ce devoir, s'en déchargeassent sur leurs mandataires. Enfin les éphores étaient autorisés, en l'absence des rois et en cas d'absolue nécessité, à convoquer le Sénat et l'Assemblée du peuple. Dans la limite de ces attributions, l'éphorie peut bien être antérieure à Lycurgue. En admettant, ce qui est fort incertain, que ce législateur l'ait modifiée, ses changements ne durent porter que sur le nombre des dignitaires, qu'il mit en rapport avec les cinq cômes de Sparte et sur la durée de leurs fonctions. La première concession, grâce à laquelle les éphores, jusque-là ministres de la royauté, furent en mesure de lui faire échec, consista en ce qu'ils exercèrent dorénavant pour leur propre compte le contrôle actif qu'ils exerçaient en vertu de la délégation royale, et purent se poser envers et contre tous, sans en excepter les rois, conmic les champions de l'intérêt public.

Cette autorité paraît leur avoir été dévolue au temps du roi Théopompos lorsque, à la suite de quelques empiétements, les prérogatives de l'Assemblée furent resserrés dans leurs anciennes limites. Certains indices font croire à des mouvements populaires. Il paraît en effet fju'ily avait alors un nondn'c considérable de citoyens indigents. L'espoir de détourner le danger en leur partageant les terres des vaincus fut même une des raisons qui amenèrent la première guerre de Messe-

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Il faut à la vérité tenir compte de ce que le Collège des épbores comprenait cinq membres et était renouvelable tous les ans. Il n'y avait guère de cbance, à le bien prendre, qu'un Conseil ainsi composé sacritiâl toujours systématiquement l'intérêt public à celui de la royauté. Nous ne savons pas d'ailleurs si les rois étaient vraiment libres de nommer qui bon leur semblait, ou s'ils ne devaient pas faire un cboix entre des candidats présentés par le peuple. Enlin il y avait deux rois, et il n'est pas douteux que tous deux prissent parla la nomination des éphores, soit concurremment, soit à tour de rôle. De toute façon, le partage de la souveraineté était une garantie que les éphores ne s'inspireraient pas d'une politique exclusive. Nous ne trouvons, après la mort de Théopompos, que deux indices peu clairs des changements apportés à cette institution des éphores : l'un semble indiquer qu'un certain i^stéropos augmenta leur autorité en tant que magis-

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