‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 207 sur 494 · Plularque, Apuphtcjin. Lacon,, i. II p. 205, éd. Didot · texte numérisé non relu

Plularque, Apuphtcjin. Lacon,, i. II p. 205, éd. Didot

LES ÉPIIORES 277

trais, l'aulro que Chilon on fit les assesseurs des rois'. Chilou était contemporain des sept Sag-es, parmi lesquels on lui a même donné place, ce qui le fait vivre à la fm du vn« siècle et au commencement du vi''. On est moins fixé sur le compte d'Astéropos. D'après Plutarque, il vivait plusieurs âg-es d'hommes après ïhéopompos. On ne sait au juste en quoi consistaient ces réformes, mais on peut affirmer que plus les éphores firent contre-poids à Tautorilé royale, moins leur nomination fut laissée à la discrétion des rois. Anaxilas que cite Plularque, dans le passage indiqué plus haut, doit avoir précédé Chilon et iVstéropos. Il est non pas certain, mais probable, que dès le temps de Cléomène des personnages également mal venus des deux rois avaient été élevés à Féphorie-. Qui est-ce qui les avait investis de leurs fonctions ? les renseignements font défaut sur ce point. On ne peut guère songer à une élection populaire, telle que celle des sénateurs, ou il faudrait déclarer inexact le langage d'Aristote, lorsque comparant les deux dignités, il dit que le peuple confère l'une, et qu'il prend part à l'autre. Ailleurs, ce philosophe avait déclaré également puéril le mode d'élection appliqué aux sénateurs, et celui dont on se servait pour les éphores qui, suivant Platon, était sinon un coup de dés, du moins (juelqne chose de très apjtrochant^ Les éphores étant les défenseurs des droits populaires. il est difficile de croire que le peuple n'eut aucune part à leur nomination, et ce n'est pas une supposition téméraire de penser que, sans choisir directement ses patrons, le peuple désignait un certain nombre des siens, parmi lesquels les cinq magistrats étaient pris non au liasanl, niaisd'nprès les indications des auspices'*.

t. l^lularque, CU'omme, tO; Diogène Laerte, I, 3. Sur \o séjour (ri-'iiiinriiide à Sparte qui coïncHlo avec jo temps où vécut Ciiilon, ol sur l'intUiciu-c qu'il put exercer, voy. plus liaut p. l'.)7, cl Scliirier, de. Kphnris, p. 15.

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