‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 208 sur 494 · Voy. Urlichs, dans le HhrUi. Mitsctiiii, iSÎ-7. p. 2r · texte numérisé non relu

Voy. Urlichs, dans le HhrUi. Mitsctiiii, iSÎ-7. p. 2r

3. Arislolc, l'nlll., \\, 7, !< 5; H, (i. ^ 1() et IS; l'iulon, d<' Lrijib., III, 11. p. 092.

4. Gcctlting, clans son Comment, sur ta /'h////7)/c (IWrislole, p. 'lOS, est d'avis que les cinq éphores étaient tirés au sort sur une liste de présentation. Urlictis (I. e., p. 223), croit que lesauspieesdéeiilaiont de l'élection. Siii-

278 CONSTITUTION DE RPARTF

P(Mir doiuK!!' une idcn comfil(;t(! delà ])iiiss.iiicf' dévolno aux rpliorcs, lapiifloris d'abord (pic rliacpic mois ils recevaient les soi'iiiciils par l('S(piels les deux souverains s'engageaient à gouverner suivant N's lois, et (pie n'^eiproquenient ils juraient au nom du peuple de mainlenir intacte l'autorité royale'. Tous les neuf ans, par une nuit claire, mais sans lune, les ('îphores se réunissaient dans un lieu désigné k cet ellet, pour observer les signes célestes. Si l'horizon était traversé par une étoile filante, ce phénomène était considéré comme une manifestation divine dénonçant quelque transgression des rois, qui siu- cet indice étaient suspendus, jusqu'à ce (ju'ils fussent rébabilités par J'oraclo de Delphes ou d'Olympie'. Il arrivait aussi que les éphores passaient la nuit dans le temple de Pasiphaé'; il dut leur être facile de tirer parti contre les rois d'apparitions vraies ou fausses. Ainsi en face de l'autorité royale consacrée par une descendance divine, se dressait celle des éphores, empreinte elle-même d'un caractère religieux. Ces magistrats pouvaient se porter accusateurs de l'un des rois, et demander sa condamnation ou sa déposition. Si l'accusation partait d'ailleurs, ils devaient en être informés et provoquer une enquête. Suivant le résultat auquel l'information aboutissait, l'atlaire était abandonnée ou déférée au sénat, avec lequel les éphores siégeaient, sous la présidence de l'autre souverain*. Les éphores avaient aussi le droit de faire comparaître

vant lui, le peuple ne dc^signait pas les candidats, mais seulement des électeurs qui à leur tour choisissaient les nouveaux éphores. Voy. Schœfer, de Ephoris, p. 15. Stein [Entw. des Spart. Ephor., p. 20) fait tirer au sort un comité électoral, chargé de dresser une liste de candidats sur laquelle les éphores étaient choisis par le même procédé que les sénateurs.

1. Xénophon, dcltepubl. Lacedxm., 15, § 7. Voy, aussi Nicolas de Damas, (Fmgm. hist. de Millier, III, p. 459) qui met bien dans la bouche des rois un serment semblable à celui que rapporte Xénophon, mais sans mentionner l'obligation de le renouveler tous les mois, non plus que l'intervention des éphores. Je ne suis cependant pas d'avis de rejeter complètement cette tradition, comme le fait Cobet [nov. Lectiones, p. 737). Il est possible que les serments fussent répétés dans toutes les Assemblées régulières du peuple qui se tenaient tous les mois.

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