‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 21 sur 494 · Il · texte numérisé non relu

Il

LA GRÈCE HOMÉRTOUE 37

laissé dans sa pairie, en raison de son extrême jeunesse ; de sorte que les cinq chefs sont non pas des rois mais les lieutenants du roi '. Il va de soi que les lieutenants et les chefs en sous-ordre étaient toujours pris dans la classe des nobles, auxquels s'applique aussi le nom de {ix::ù.f,t:. — On ne saurait doulor que l'autorité royale, ainsi que le remarque Aristote, ne s'exerçât d'une manière moins absolue dans la guerre que dans la paix. Cela, en effet, est naturel et, si les mots empruntés au poète parle philosophe (zàp 7x2 ï\).z\ Oâva-::;) ne se retrouvent pas dans le texte actuel de V Iliade, d'autres passages ont au fond le même sens ^ L'oblig-ation de suivre les rois à la guerre est un devoir auquel on ne peut se refuser, sans encourir le déshonneur et les peines les plus sévères ^ Chaque maison doit, à ce qu'il paraît, fournir un soldat; s'il v a plusieurs enfants, le sort décide''. Il n'est cependant pas impossible de se racheter du service militaire '\

Aux attributions énumérées plus haut il faut joindre, d'après Aristote % le soin de présider à ceux des sacrifices publics qui n'avaient pas un caractère sacerdotal. On verra plus lard ce qu'il faut entendre parles sacrifices sacerdotaux. II est souvent question dans Homère d'offrandes faites par les rois, mais les circonstances varient. Les prémices des champs (O/aj-'-x"*, »jU(> le roi deCalydon, (J^iée, négligea d'oll'rir à Artémis, devaient être l'objet d'un sacrifice solennel'. Lorsque, à Pylos, (jualre mille cinq cents hommes so.nt réunis autour du roi, et que l'on offre à Poséidon neuf fois neuf taureaux*, c'est encore une fête populaire, où il est difficile toutefois de dire dans quelle mesure le roi agit comme sacrificateur. Cérémonie jinljHiiue aussi, l'inunolalion par ]a([uelle le roi des Pliéaciens propose de délouruerla colère de Poséidon''. D'autre pari, nous voyons

{. IL. II, i9i; l'iuisanias, IX, v, i; S.

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