Xénophon, llellen., V, 4, § 2'i; Ucap. Laredivin
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))U'iil 011 rtic 1rs arl)ilr(îs cL «'H laii*' im>ii\(>ir Ions les ressorts. ou niôiiH' ;i,i;ir seuls, à liUii du iiiaii(l;it;iirL'S du ]»imi[)I<'. Les mesures rclulivcs à la guorro ol aux allaiii-s cNléricurcs sont surtout de leur douiaiiie. Ils décident l'envoi des troupes, donnent des instructions aux chefs d'année et les relèvent deleur cominandenient, alors même que ces chefs sonldes rois'. Deux épliores suivaient toujours le roi eu campagne!, sous ]>rélexte do l'aider à maintenir la discipline, en réalité pour le survoilier. Il ne paraît pas que le roi ait été tenu de leur soumettre ses plans, mais la responsabilité qu'il encourait en cas de mauvais succès ut; lui permettait guî-re de rien entreprendre sans leur conseil et surtout contre leur avis. Le passage où Aristote dit que les Spartiates, en défiance des rois qu'ils envoyaient à la guerre, avaient soin de leur adjoindre leurs ennemis, a trait évidemment à la présence des deux éphores".
Les éphores avaient aussi dans leurs attributions la discipline générale et la vie publique de chaque citoyen, car on jugeait avec raison que l'État ne reposait pas seulement sur la bonne administration des magistrats, mais aussi sm' l'accord entre la conduite des citoyens et le principe du gouvernement. On ne peut guère douter qu'à l'origine le contrôle des mœurs publiques fût un attribut de la royauté, et que les éphores ne fussent en cela, comme en d'autres choses, que les auxiliaires du souverain ; avec le temps ils s'alfranchirent aussi de cette subordination. Beaucoup d'exemples prouvent dans quelle large mesure et avec quel soin scrupuleux leur surveillance s'exerçait. Un certain Nauklcidas qui, très adonné au bien-être, avait gagné à ce régime un embonpoint rare chez les Spartiates, fut réprimandé en public, et menacé de bannissement, s'il ne renonçait pas à ses habitudes de mollesse^ Par mollesse, on désignait le manque d'assiduité aux exercices
1. Thucydide, I, 131; Xénophon, Agêsilas, 1, 36, elHellen., IV, 2, § 3 ; Pliitarque, AgésiL, 15, et Apophth. Lacon., 39 et 4t .
2. Xénophon, Hellen., II, 4, § 36, et Resp. Lacedxm., 13, § 5; Aristole, Polit., II, G, S 20.