Athénée, XIT, 74, p.500; Elien, V^n: /f/sf., XIV
du corps, qui tenaient une place importante ailleurs même que dans l'éducation de la jeunesse ; les hommes faits qui tentaient de s'en affranchir étaient réputés impropres à la guerre, et par cela même infidèles à leurs devoirs de citoyens '. Les jeunes gens étaient visités par les éphores au moins tous les dix jours et si leurs vêtements ou leurs lits n'étaient pas conformes à la simplicité Spartiate, ou si leur complexion physique laissait soupçonner qu'ils ne fussent pas suffisamment rompus à la fatigue, mal leur en prenait". Les relations étroites entre les hommes faits et les jeunes garçons, sur lesquelles nous reviendrons plus tard, étaient soumises aussi à l'autorité des éphores qui punissaient sévèrement toutes les atteintes à la moralité^, Plutarque rapporte que le musicien Terpandre, de Lesbos, fut puni, pour avoir ajouté une corde à sa cithare, et avoir altéré ainsi la simplicité sévère de la musique. Des musiciens qui se firent entendre à Sparte, entre autres Phrynis de Lesbos et Timothée de Milet ne furent pas, dit-on, mieux traités*. Les étrangers qui d'une manière ou d'une autre pouvaient exercer une fâcheuse influence sur la discipline et sur les mœurs, étaient bannis par les éphores \ Le roi Agésilas, suspect d'avoir trop cherché la popularité, fut condamné aune amende ''. Un certain Skiraphidas fut frappé de la même peine, pour s'être laissé molester trop patiemment". Le roi Archidamos éprouva le même sort, parce qu'il avait épousé une femme trop petite qui, suivant une expression des éphores, mettrait au monde non des rois, mais des roitelets. Enfin Anaxandridas, à qui sa femme n'avait pas donné d'enfants, tut contraint d'en prendre une autre ". La conduite des reines était spécia-