‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 212 sur 494 · IMutarquo, Inslil. Lnron., 'M · texte numérisé non relu

IMutarquo, Inslil. Lnron., 'M

H. IMutarque, Af/d.f ///«.<;, 2 ; Hérodote, V, '^9 et 40.

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lemonl plac('*o sous la surveillance, des rplioros, do pciir qu'un sanp^ ût ranimer se mêlât à celui des Uéraclides '. Les éplujn's, avaient des droits plus étendus encore sur les peuples conquis; tous les ans la v.pr.iv.y. était organisée aussitôt apn;s leur entrée en fonctions, et ils pouvaient prononcer la peine capitale contre les PériÎMjues, sans aucune forme de procès*. Rappelons encore pour terminer que la garde du trésor public et le règlement du calendrier étaient confiés aux é})hores. Cela résulte de ranecdole d'après laquelle l'un d'eux introduisit un mois de plus dans l'année, sous le règne d' Agis III, à cette fin de percevoir par surcroît une part proportionnelle des impôts; il ne peut êlre question que des impôts levés dans les villes des Périèques, puisque régulièrement les Spartiates n'en payaient pas et n'étaient astreints qu'à fournir des subsides dans les occasions extraordinaires \ La remise aux mains des éphores du butin fait à la guerre prouve aussi qu'ils avaient l'intendance du trésor public*. Des attributions si étendues et une telle omnipotence devaient naturellement donner à la magistrature des éphores une apparence tyrannique ; c'est aussi dans ces termes que l'a décrite Aristote \ On s'expliquerait difficilement que les Spartiates l'eussent soufferte, s'ils n'avaient eu le moyen d'en prévenir les écarts. Le remède était dans la courte durée des fonctions, et dans le partage de l'autorité. Les éphores étaient, comme on sait, au nombre de cinq ; ils rentraient dans la vie privée après un an d'exercice, et devaient rendre compte de leur administration à leurs successeurs ^ Les mesures importantes n'étaient d'ailleurs exécutoires qu'à la condition de réunir la majorité des suffrages", et il n'était

\. Platon, Alcibiadc, 1, p. 121 C.

2. Aristote cité par Plutarque {Lycurguc, 28) ; Isocrate, Paymthen., § 181.

3. Plutarque, Agis, 16; voy. aussi 0. Muller, Durier, II, p. 211.

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