‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 229 sur 494 · Voy. plus haut, p. 2X · texte numérisé non relu

Voy. plus haut, p. 2X

^i. Cliamuîléon, dans Allirnée (IV, 8'i, p. 18'i) eonlirmi> l'usage de la tlùte, particulièremtmt mis iMi doute par tpiidqnes crili(|ues. L'anccdoti^ rapportée par PIutar([ue {Apoplilh. Lticon., 30) ne prouve rien. La réponse du Spartiate doit étro priso ilans \o sens où s'était exprimé autrefois Théniistnclc (l^lutarque, Tlirmisl., 2).

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Puis \"n,'iiciil les (Milaiils :

N'oiis le serons à noire tour, d liliii plus oiKMjre '.

Les Spartiates csliiiiaicul ([iic i'cxpérienco de la vio dévcl((|)pail siiflisammciil riiilcdligonce, cl (jiic h- commerce de tous les jours était assez, instructif pour (pi'il ik; fût pas hesoiii d'autres leçons; aussi n'avaieuL-ils [las d'écoles. Les enfants étaient souvent admis aux repas des lionnnes, durant lesquels les conversations portaii'ul sur les sujets les plus divers. Tantôt, il était question des allaires publi(|ues : on examinait les actions louables ou répréhensibles, accomplies soit dans la guerre soit dans la paix ; tantôt les enfants entendaient les plaisanteries joyeuses ou mordantes auxquelles les Spartiates se livraient volontiers ; car h^ Dieu du Rire avait un autel dans la ville, aussi bien que celui de TObéissance ^ Les jeunes gens se mêlaient à ces conversations; il leur était permis d'exprimer leur sentiment, ils devaient répondre aux railleries ou aux questions embarrassantes avec présence d'esprit et vivacité, en s'abstenant de tout développement inutile. Le but était de dire beaucoup de choses en peu de mots •'.

Ce qui dominait, c'est le respect que les citoyens plus âgés étaient en droit d'exiger des plus jeunes; ils étaient vis-à-vis d'eux dans les relations de maître à disciple, de supérieur à subordonné. Ils pouvaient les interpeller sur leurs actes, les avertir et les réprimander, même les punir. Si un enfant allait se plaindre chez lui, il pouvait être sûr que la correction serait aggravée par son père \ Les enfants, en effet, appartenaient à l'Etat pjlusqu'à leurfamille; tous les vieillards étaient considérés par les hommes plus jeunes àl'égalde leur père. La jeunesse Spartiate, tout en surexcitant ses forces et en rivalisant entre elle, témoignait un respect de la vieillesse et une modestie qui ont fait l'admiration de toute la Grèce. Sparte a prouvé, dit

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