‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 230 sur 494 · Plutarque, Lycurguc, 12 et · texte numérisé non relu

Plutarque, Lycurguc, 12 et

A, Xénoplion, Resp. Lncrd., 0, ij 1 et 2.

Xénophon, que les hommes ne le cédaient pas aux femmes en décence. Les jeunes gens n'étaient pas étourdis ; ils restaient silencieux comme des statues, ne portaient pas les regards de côté et d'autre, levaient à peine les yeux, avaient toujours une tenue sévère, et marchaient tranquillement, les mains cachées sous leur manteau * . — Il est impossible de passer sous silence les relations personnelles et étroites qui s'établissaient entre les hommes d'un âge mùr et les jeunes gens, et les résultats que, d'après des témoignages irrécusables, les Spartiates en obtenaient au profit de l'éducation, (.e lien c'était bien l'amour des jeunes garçons qui le formait, mais il faut entendre cet amour dans un sens plus pur et plus moral qu'on ne le fait d'ordinaire. Bien que le sentiment de la beauté physique fût sans doute une des raisons qui guidait le choix de l'amant, le but de l'amour était de donner à l'aimé la beauté intérieure que ses dehors semblaient promettre, et de l'aider à se rapprocher de ce qui était pour les Spartiates l'idéal de la vertu virile. Toutes les expressions qui avaient trait à ce commerce en font foi. L'amant s'appelait Eis-vr^Xaç, c'est-à-dire rinspirateur, parce qu'il cherchait à souffler dans l'âme du hienaimé un amour dont lui-même était l'objet, il est vrai, mais à ce titre seulement qu'il s'offrait ciuiime guide et comme modèle, dans l'ellort qu'il provoquaitpour atteindre à la vertu. L'aimé s'appelait x'.-.y.z^ celui qui écoute, parce qu'il prêtait roreillc à la voix (le son conseiller'-. C'était une honte p(Uir un jeune garçon, lorsque pas un homme ne le trouvait (ligu(' de son auK^ui', et pour un homme, lorsqu'il ne faisait pas choix d'un jeune garçon''. Une fois le lien formé, l'amant s'engageait à ccuiduire l'aimé dans la bonne voie,etdevenaitresponsable de ses écarts'. Celui qui altérait pas des rapports sensuels la pureté d'un pareil commerce, était déshonoré, et lellcmenl accablé ])ar le

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