Xénôphon, Resp. Laced
3. Plutarque, Lycimjue, 14; Platon, r/e Leyib., VIII, p. 805.
4. Voy. 0. Millier, Doricr, II, p. 314 et les notes d'Hermann dans le (Umriklès de Becker (t. II, p. 178). Je n'ose accepter comme concluants les passages cités par Trieber, (Juœsl. Lucon., p. 64.
'6. De là l'expression Gy'.a-cô; -/itwv et l'épithèle de c5aivoiAr,p'.o£; appliquée. aux jeunes fdles Spartiates; voy. Pollux. VIT, 54, et Plutarque, Camp. Lij<-. aun Niima, 3.
laiiCG des observateurs. On sait que les objets qui, cachés et entrevus furtivement, entlaniment l'imagination, perdent leur attrait dangereux pour ceux qui les voient tous les jours sans obstacle. C'est ainsi que les jeunes garçons pouvaient voir presqu'à découvert leurs sœurs, et les filles leurs frères, sans que leurs sens en fussent émus. L'éducation Spartiate, loin de rendre les filles déréglées, répondait parfaitement aux vues de Lycurgue, qui avait voulu en faire le type le plus robuste et le plus beau de la Grèce. La beauté des femmes Spartiates était célèbre : chez Aristophane, Lampito excite l'admiration jalouse des femmes auxquelles elle se mêle*. — Des relations semblables à celles des hommes et des jeunes garçons n'étaient pas non plus chose rare à Sparte, entre les femmes et les filles^. Les sources ne nous indiquent pas à quel àg^e l'éducation des femmes était considérée comme achevée ; celle des garçons se prolongeait jusqu'à la trentième année. Alors seulement ils cessaient d'être soumis à la surveillance des bidyens, et astreints aux exercices que nous avons décrits^. Au commencement de la dix-huitième année, ils quittaient la classe des jeunes g-arçons et portaient jusqu'à vingt ans le nom de [t.z'Xltipvnq ou [jLsAAîpavs;, comme^ qui Airail aspirants ''. C'est dans cet intervalle qu'ils étaient appliqués au service de la xpuTCteia, dont il a été question plus haut'. A partie de la vingtième année accomplie,- ils passaient dans l'armée régulière, et étaient appelés jusqu'à trente ans tipvn: ou ipavs;''; toutefois
1. Athénée, XlII, 20, p. 5G6; Strabou, X, p. iiU; Aristopliano, Li/sistrcUa, V. 78.