‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 233 sur 494 · Voy. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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(). Plutarquo, Lycunjm, 17, d'après VElymol. Magn. (p. 303, 37) le nom d'£t'pr,v flésignail proprement les hommes majeurs, autorisés à fréquenter les assemblées (sïpat) ; mais les Spartiates l'appliquaient aux jeunes gens de vingt ans, bien que le droit d'assister au.\ assemblées m» commençât qu'à la trentième année révolue. Voy. Plular([ue, Li/cuiinic, 2."). Sur les dillV-rontes formes de ce mot, voy. Legerlolz, dans la Zrilscfirlfl df Kulni (Vlil. p. 53), et dans le l'hilnlnijua de Leutscli (.\, p. 431).

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on (lésignail [dus paiticulièrcnicnl les jilus jeunes d rnlic eux pai' le nom do zpfoTeVpa'. (tu zponîpvs; , les plus âgés ]»;ir cidui de cç-aipsTç, {(Cul-èlre du imd ToaVpa, balle, parce que le jeu de h.illc. dont les inonvem(!nls divers exigeaient une grande lialdielé, Icnail une |)lace inipoiianle parmi les exercices en usage'. A Irenlc ans, les Spartiates entraienl dans la classe des Inimmes ; alors seulement ils pouvaienlse cnîer une maison particulière, bien que souvent ils fussent mariés à l'avance. Le mariage en ellet ne les dispensaitpas desc rendre dans la section à laquelle ils a])partenaient, pour y prendre leur repas, se livrer aux exercices prescrits, et passer la nui! dans des dorloirs comnuins, de telle sorte qu'ils ne pouvaient voir leur femme qu'à la dérobée". La loi imposait à chaque citoyen en possession d'un lot de terre de se marier. Etaient exempts de ce devoir les (ils puînés qui n'ayant encore rien en propre, vivaient avec leur frère plus âgé, et étaient défrayés par lui. Nous avons vu plus haut qu'ils partageaient quelquefois nonseulement sa maison, mais sa femme ■', jusqu'au moment où un établissement se présentait pour eux, c'esl-ii-direunc adoption dans une maison sans enfants, ou un mariage avec une héritière. Celui qui trouvant l'occasion de se marier, n'en prolitait pas, était comme noté d'infamie. Il ne pouvait assister aux fêtes, par exemple aux Gymnopédies, et sur l'ordre des Éphores devait, par une journée d'hiver, se promener dans la place publique, couvert d'une simple tunique, en chantant une chanson satirique dont il était lui-même l'objet, et où il se rc- . connaissait justement puni de sa désobéissance aux lois\ Il ne pouvait prétendre aux marques de respect que les jeunes gens devaient aux hommes plus Agés. Un général nommé Derkyllidas, ayant ordonné à un jeune homme de se lever devant lui,

1. I^hotius, Lcxicon .'//■., |>. 140, 21 ; Pausania.s 111, 14, § 0 ; cf. 0. iMuller Dorier, II. p. 302.

2. Plutarque, Lyrunjuc, 15, et Apophth. Lacon., 17, t. II, p. 280, éd. Didot; Xénophon, Rcs}). Laced., l, § 5.

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