‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 236 sur 494 · Hérodote, VI · texte numérisé non relu

Hérodote, VI

3. Xénophoi), Ihsp. land., I, 7, ,i; N; l'IuUii'qui', Li/cKnjUi:^ \b.

4. Nicolas Dainascène, dans U)sFnif/ni. hif<l. de iVIuller, l. Il[, p. ioH; cl", llésychius, l'hotius et Suidas aux mots ).axa)vixô; tprôiro;, où ce sinjjulier usage est, il est vrai, présenté avec exagération.

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est |(i'ol);il(lt! (|iir, cliaciiii (';l;iil lihn' de se iiionlrcr jtliis ;i(:((jiiimo<l;iiil on plus sévère'. L(ii'S(|ii'on nous assiiro que les inli- (lélilés (1rs rciiiincs spiirliales étaient <;hose rart.' et {n<;s(|ii); inouïe^, cela ne doit évidtnnnient s'cnlcnrlrc qui! d'adultèrf-s commis sans l'assentiment et à l'insii du chef de famille. Il est croyable en etîel ipi'il ne s'en esl pas présenlé de tels: mais la femme à qui des propositions étaient faites ne s'en montiviil pas offensée, et renvoyait S(»n amoureux se pourvoir anpri'S do son mari de l'autorisation nécessaire'. A part cette façon peu digne de comprendre les relations conjui^ales, les femmes jouissaient à Sparte d'une considération plus haute que dans le reste de la Grèce. Leur éducation les rapprochait davantac^e des hommes; elles étaient habituées, dès l'enfance, à se sentir citoyennes, et prenaient vivement à cœur les inlérèts ])iiblics. IMusieurs exenqdes prouvent (pie pour le couraije, le patriotisme et l'abnégation, elles no le cédaient pas à l'autre sexe ; de là le respect dont elles étaient l'objet de sa part. L'élog-e ou le blâme dos femmes importait fort; on tenait grand compte de leur sentiment, même pour des choses qui paraissaient être en dehors de leur compétence. Telle était leur intluencc, que les autres Grecs affectaient quelquefois de considérer le gouvernement de Sparte comme un gouvernement de femmes. Cette autorité n'était que la conséquence naturelle de la part faite aux femmes Spartiates qui, à la vérité, dépassait de beaucoup la condition sociale des autres Grecques, mais non celle que, chez les nations modernes de l'Occident, les hommes ont accordée à leurs compagnes. Nous aussi nous pourrions faire dire à un Athénien des meilleurs temps de la république que nous vivons sous le régime de la ^;j-tx':/.oy.^x-\x'\ La situation de la femme Spartiate ne la rendait pas d'ailleurs moins soumise à ses devoirs d'épouse et de mère; aussiti^t mariée, elle s'appliquait aux soins de sa maison, d'oîi lui venait, d'après le témoignage d'Hésychius, la qualification de ;xs7co6[xa.

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