Xénophon, Resp. Lnced
6. Cette somme est indiquée dans Athénée (IV, p. 141 B) d'après Dicéarque. Pour les produits en nature, ce passage ne s'accorde pas complètement avec les évaluations de Plutarque [Lyc. ,12), mais la question est trop peu importante pour nous y arrêter.
DES DEVOIRS r.lVlQlIES 3 H
sion de leurs droits*. Les absences n'étaient permises à ceux qui résidaient dans la ville que pour des motifs déterminés, par exemple lorsqu'on célébrait un sacrifice domestique, ou que l'on s'était attardé à la chasse ^ ; mais il arrivait assez souvent que des citoyens, après une déclaration préalable, obtenaient un congé pour s'éloigner de Sparte etfaire un séjour de quelque durée dans les environs". Il n'était pas inutile en effet de surveiller de temps à autre les Hilotes établis sur les propriétés: d'autre part, lâchasse dont les Spartiates étaient amateurs passionnés et à laquelle la loi elle-même les encourageait, les entraînait souvent loin de la ville. Les forêts du Taygète abondaient en gibier, notamment en sangliers, pour la poursuite desquels les chiens de Laconie avaient des aptitudes particulières'*. On sait formellement que les Spartiates avaient sur leur propriétés des magasins qui leur servaient à divers usages et d'où ils pouvaient tirer, quand ils venaient dans le pays, tous les objets nécessaires. Ils entretenaient aussi sur leurs terres des chiens et des chevaux qui donnaient lieu à une certaine communauté de biens : chiens et chevaux étaient laissés à la disposition de tous ceux qui pouvaient en avoir besoin. Il était permis également aux personnes du voisinage de se servir des Hilotes et d'ouvrir les magasins, sous la seule condition de les refermer et d'y apposer leur cachet*.
Pour revenir aux syssities, les Spartiates, comme les héros d'Homère, mangeaient assis, non couchés. Ce fut plus tard, on ne sait au juste à quel moment, que la coutume de prendre ses repas dans la position horizontale s'introduisit de l'Orient à Sparte, comme ailleurs, avec cette dilîérence toutefois que les convives étaient étendus non sur des coussins ou des tapis, mais sur des planches'^. Un des noms par lesquels on désignait