Plutarque, Prœc. Sanit. tuendx
4. Xénophon, Resp. Laced. 51, § 7; Plutarque, Lyrtirgiie, 12. D'un autre passage de Plutarque (IbkL, c. 28) on peut conclure du moins que \'nn montrait aux jeunes garçons des hilotes ivres, pour leur faire sentir par des exemples jusqu'où l'ivresse ravale l'humanité.
lives el do figues. Il n était pas défendu d'apporter comme extra un quartier de sanglier, un oiseau, un poisson ou du pain de froment*. Quelquefois même ces suppléments que Ton servait, sous le nom à'I-x'./j.z^)^ à la suite du repas régulier, étaient imposés en réparation de fautes légères-. Les citoyens riches ou ceux qui avaient été heureux à la chasse apportaient souvent aussi des offrandes volontaires Ml y avait en outre à Sparte des repas solennels, où l'on s'écartait du régime ordinaire des syssities. Parmi ces réjouissances, les unes étaient publiques, comme par exemple aux Ilyacinthies, aux ('arnéesou auxTithénidies; dans l'un et l'autre cas, elles s'appelaient/.c-îoeç, comme qui dirait des banquets tranchants'*. Il n'est pas douteux qu'une grande frugalité régnât même dans ces repas, bien que le brouet noir fût remplacé par quelque autre ragoût, et le pain d'orge par des pâtisseries de froment. A vrai dire^ la différence n'était pas grande, et l'iiabitant de Sybaris qui déclarait voir sans étonnement le mépris des S[»artiates pour la mort, attendu que leur vie ne valait guère mi(uix% avait raison à son point de vue. Ce n'était pas seulement leur cuisine qui justifiait cette appréciation, mais le régime général auquel ils étaient soumis, et la privation absolue des jouissances qui faisaient tout le prix de la vie chez les Sybarites. Ainsi la loi exigeait que les plus ricbes fussent vêtus comme les plus pauvres. Les haillons des Spartiates ('■taient souvent pour le reste de la Grèce un sujet de l'aillerie, ce (jui ne les empochait pas d'ailleurs d'en tirer vanité. C'est dans le même esprit qu'en Egypte Agésilas renvoya aux liilotes les mets rechercbés qui lui avaient été servis, gardant pour lui les plus grossiers. Ainsi était justifié le mot de Diogèue qui, voyant à Olympie déjeunes lihodiens magnifiquement parés et des Spartiates mal vêtus, déclara qu'ils étaient aussi vains les uns que les autres, cliacun à sa manière''.