Voy. plus haut, p
3. Xénoplion, Hct^p. LarciL, f), J? 5; Athrin-c, IV, 9, p. lit. 1-. Aliii'tiée, IV, IG, p. i:w.
5. ALhénée, IV, 15, p. i:5S, ri \II. t.'), p. 5IS ; Slnl.,v, til. 29. c. 9().
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L'h;il»ill(!m('iil iisil.r à Sjirirlc se cnmposail «riiiic smlr de îiianlcau 6lri(|iié (;n gros (lra|», sans agratV's cl sans ceintiiro. A paiiir <\r douze ans, Jcs jeunes Sj)arLiales n'en jiouvaienl avoir d'autre, el les vieillards eux-nièmcs s'en conlenlairiil souvent. Le vêlement de dessous, fait égalniHiil dinii' l.iine grossière, ressemltlail à nne elicmise sans inariclics cl desccndail jusqu'aux genoux. La cliaussnrc ronsislail en une simple semelle, avec un i-ehord «Hroil, sur lci|iiil élaienl fixées des lanières (juis'allacliaienl an pied. Lesenfanls et les jeunes gens marchaient pieds nus; les hommes mêmes ne niettaienl guère de chaussures que dans les grandes occasions, ou lorsqu'ils entraient en campagne. Les chaussures des Spartiates étaient d'ailleurs réputées pour leur commodité et furent adoptées par les antres nations de la Grèce qui, tout en les rendant peul-êtrc un peu plus élégantes, en conservèrent la forme ; celles d'Amyrla élaienl surtout réputées. — Les Spartiates avaient d'ordinaire la tête découverte, et garnie, comme les Grecs d'Jlomère, d'une longue chevelure qui, suivant une parole attribuée à Lycurgue, rehaussait la beauté du visage cl donnait à la laideur un aspect farouche. Aucune loi n'ordonnait cependant de laisser croître les cheveux; c'était plutôt une tolérance accordée aux hommes qui dans leur enfance et leur jeunesse avaient dû les porter courts, pour se conformer à la règle; un grand nombre même les conservait ainsi, sans doute par propreté'. C'était aussi par propreté et pour entretenir ses forces que l'on se faisait une habitude journalière de se baigner dans les eaux de l'Eurotas. De temps en temps, on prenait des bains de vapeur; mais les bains chauds proprement dits étaient considérés comme une cause d'affaiblissement, et bien qu'ils ne fussent pas interdits, on en faisait peu d'usage. Les Spartiates portaient toute leur barbe, cl
Nicom., IV, 7. Pour ce qui concerne les détails du costume lacédémonien, il suffit de renvoyer aux textes recueillis par Meursius. dans ses Mi.tndl. Lacon,. I, 15-18.
1. T'Iutarque [Alnb., 23) désigne par l'expression èv xp'j> xoyptâv (coraam in cute alere) une des choses par lesquelles Alcibiadese rendit semblable aux Spartiates. IJn passage de Xénophon {Resp. Laced., ïl, 3) prouve que le fait de laisser croître sn chevelure (v.oîxâv), bien qu'habituel, n'était que toléré.
no la coupaieni jamais. Toutefois les éphores, à leur entrée en charg-e, ordonnaient de faire tomber les moustaches, soit, comme on le pensait généralement, pourhabituerles citoyens à l'obéissance, soit en raison du sens symbolique que l'on attachait à cet ornement comme signe de la liberté individuelle'. Quand nous aurons rappelé encore le bâton solide flont tous les citoyens étaient munis et qui leur servait d'instrument de correction, non seulement contre les hilotes, mais contre les jeunes Spartiates sur lesquels ils avaient autorité -, on pourra se représenter assez fidèlement leur apparence extérieure. Cette simplicité n'excluait pas d'une manière absolue la dignité, ni même la beauté de la prestance ; cependant, à en croire les Grecs des autres nations, les habitauls de la Laconie avaient en général un extérieur assez laid, que rendait plus déplaisant encore leur air farouche et négligé. Tous les raffinements de la parure étaient bannis de Sparte. < >n ne souffrait ni les cosmétiques dont on ne manquait jamais ailleurs de s'enduire la tête en sortant du bain, ni les habits de cou]eur\ A l'exception du costume militaire qui était teint en pourpre, tons les vêtements étaient en laine de couleur naturelle.
L'habitation n'était pas plus somptueuse que le reste. On ci le une ordonnance de Lycurgue (prr.px) d'après laquelle la scie et la cognée pouvaient sentes être employées pour couvrir ou clore les maisons \ La charpente et toute la boiserie étaient formées de poutres mal équarries et de planches raboleiises. Un jour Léotychidès entrant dans la maison d'un riche étranger et voyant des pièces de bois dégrossies avec soin, demanda étonné si les arbres croissaient ainsi dans le pays'-. La simplicité du mobilier répondait naturellement à celle de l'habitation, car, ainsi que le dit Phitarque, personne alors (l'était assez corrompu pour entasser dans une cabane des
1. Plutarque, Ch'-nmmc, 9; cf. 0. Millier, Dorirv, H. p. 260.