‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 242 sur 494 · Athénée, XV, 34, 'p · texte numérisé non relu

Athénée, XV, 34, 'p

A. Cltitarquo, Li/euryiir, \?> .

5. Plutarque, /6/W., q[. Apnphth. Liii'n)i., I. I, p. 270, éd. Ilidol. La nit^mi aneerlote est mise sur le cinnpti' d'Aijrsilas, //»/(/.. p. 25(î,

'MO roNsiiirrioN di: si'mhi;

siëgos élô^iiinmciil liavaillés, des lapis de |)Oiir|ir<', des uslonsils d'or (!l autres supcrtliiilés. La loi inlcrdisail aux citoyens df j)(tssrd('r des MH'Iaii.x [)iécieu\'. (ielh; défense se mainlinl alors nièuie (|ue lor el iar^cnt fun^nt devenus d'un usa^^e ^'énéral dans le reste de la (irèec. bien <jue ri'jtal ne se lit pas faute de la violer, el que sans ddult" une exceplionfùt réservée pour les rois. Il est évident, d'autre part, qxut les Périèquesni; pouvaient sans or et sans argent commercer avec les pays étrangers, car ils ne se bornaient certainement pas à échanger les produits de la contrée, et la monnaie de fer eût été fort insuffisante; elle était cependant la seule en usag-e pour les transactions intérieures. Elle circula d'abord en lingots, puis en disques désig^nés sous le nom de tXlx)z\ qui, tout en pesant urn' livre d'Egine, n'avaient que la valeur d'une demi-obole, grâce à la précaution que Ton avait prise de mêler au fer une substance qui le rendait impropre à tout autre usage*. On ne pouvait évidemment, avec une pareille monnaie, tirer de l'étranger aucun objet précieux. Elle ne servait qu'au dedans, comme appoint pour balancer les échanges qui composaient à peu près tout le négoce-. L'exemple de Thorax, un des amis et des compagnons d'armes de Lysandre, mis à mort pour avoir enfreint ces prescriptions, prouve avec quelle rigueur elles furent maintenuesjusqu'après la guerre duPéloponèse". L'intention du législateur est facile à comprendre : il voulait tenir éloigné, en même temps que les marchandises, l'attrait corrupteur des mœurs étrangères et garder sans mélange la simplicité et la sobriété de la Sparte antique. La défense de voyager à l'étranger sans une permission spéciale des éphores, défense faite surtout aux citoyens encore en âge de porter les armes, n'avait pas d'autre but*. Ce fut encore pour le même motif que, durant la guerre du Péloponèse, lorsque les Spartiates furent invités à envoyer quelques-uns des leurs, pour commander dans les villes soumises, on choisit des hommes

1. Plutarque, Lymrgiie, 9, et Ly.tandre, 17 ; Hésychius, s. v. TrlXavos.

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