‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 243 sur 494 · Piularquo, Lijsmidrc · texte numérisé non relu

Piularquo, Lijsmidrc

4. Isocrale, Bii>iiris, 18; Harpocration, aux mol? xa\ yào xô fj.r,o£vo(.

âgés, et que les exceptions à cette règle furent considérées comme illégales '. L'émigration était absolument interdite : quiconque, après avoir quitté le pays, y rentrait, était puni de mort". Il n'était pas permis davantage aux étrangers de s'établir comme métèques sur le territoire de Sparte. Ils y pouvaient faire de longs séjours, mais à la condition d'être l'objet d'une surveillance active, et de se tenir prêts à partir sur l'ordre des éphores. En cela, les Spartiates n'allaient guère plus loin quebeaucoup d'Etats modernes, oîi les règlements de police sont appliqués aux étrangers avec une rigueur ombrageuse; mais les nations rivales trouvaient ces mesures excessives et les leur ont souvent reprochées ^ On sait cependant par plusieurs témoignages qu'en certains moments les étrangers abondaient à Sparte, par exemple durant les fêtes où l'on exécutait des mana3uvres militaires \ L'expulsion qui fui prononcée une fois par suite de la rareté des vivres ' ju'ouve bien qu'un nombre considérable d'étrangers séjournaient à ce moment dans la ville et depuis un assez long temps; autrement ce parti extrême n'eût pas eu de raison d'être. On sait d'ailleurs que des étrangers, célèbres par leur sagesse ou leurs talents, tels que Thalétas et Epiménide do Crète, Terpandre de Lesbos, Phérécyde de Syros, Tbéognis de Mégareet d'autres encore babitèrentà Sparte et y furent en bonneur*'. On n'y souffrait pas, il est vrai, les corrupteurs de l'antique discipline, comme les musiciens Phrynis et Timothée, ou les sophistes dont la critique subtile minait les institutions, et qui par la tlexibilité de leur talent enseignaient l'art de donner au mensonge l'apparence de la vérité". Le

Page 1