‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 245 sur 494 · l^lutarque, Lycurguc, 4; Elieii, Var. UiaL, XItt · texte numérisé non relu

l^lutarque, Lycurguc, 4; Elieii, Var. UiaL, XItt

3. Athénée, XIV, 33, p. 632 F, et XV, 22, p. 678 B ; Plutarque, Lijaugw •J8; Pausanias, lit, 17,§ 3.

4. Plularqiie, InstH. Lacan., 33, p. 2U5 eil. Didul. ;;. 0. JMuU.'r, Dnriri\ II, p. 344.

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vivantes, les mouvemerxls rapides et cadencés des corps les plus forts, les plus agiles et les plus beaux. Pour les arts qui prétendent surtout à réaliser la beauté, la peinture, la sculpture et Tarchilecture, leurs œuvres étaient fort rares à Sparte ; presque tous les monuments mentionnés par Pausanias dans ses Laconica appartiennent à l'époque où Fart n'avait pas encore assez grandi en Grèce pour se dégager des éléments matériels, et se vouer à la recherche du beau. D'après ce qu'en dit Thucydide, il est facile de voir que les temples et les édifices publics n'étaient nullement en rapport avec la grandeur de la ville et la puissance deTElat*. La période durant laquelle s'épanouirent les beaux-arts fut celle où les Spartiates résistèrentle plus obstinément aux progrès de la vie intellectuelle, dont les autres nations leur donnaient l'exemple. Ils craignaient, en se laissant aller à cette pente, d'être (mtrainés hors des voies de la tradition qui leur semblait une condition de saint. Il n'est donc pas étonnant que leur défiance pour tout ce qui était étranger, fût poussée à un excès blessant, et leur valût en retour le mauvais vouloir et le dédain de toutes les nations grecques. On ne peut contester que Sparte, à itartir delà guerre médique, s'écarta déplus en plus du cercle dans lequel se développait la civilisation hellénique, et resta sous tous les rapports au-dessous du niveau général. Deux choses seulement purent lui conserver quelque temps encore la prépondérance : l'organisation de ses forces militaires et l'habileté soutenue de sa politique extérieure.

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