‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 246 sur 494 · Tliucy.lidc, I · texte numérisé non relu

Tliucy.lidc, I

.']20 (O.N.SI II I I lU.N 1)1. ïîl'AHIl,

i^ 12. — ( )r<j<niisiiLii)ii jiiihinirr .

ls(»craU3 prtMc ces j);iroles ;iii roi di' Sparic, Arcliidaïun.s ; « Il esl, évideiil, pour lotit le mondi! que nous m- reiiijioi'loMS sur les autres nations de la Gn^ee ni par retendue du territoire, ni par le nombre des habitants, mais parce que la liépublique est organisée comme un camp où rèi^ncnt la discipline et l'obéissance. » De même, Platon dit que les institutions des Sparliales les font ressembler moins à d(.'S cito}ens (jui liabit<'nl une ville qu'à une armée cam])é(' sous ime tenle, cL développent en eux non la vei'lii poliliijue, en d'autres termes la force ijileliccluelle et morale, mais uniquement la force militaire (|iii en est une partie et une des principales, mais qui n'en est qu'une partie'. Sparte en effet est un camp, et les Spartiates font bien l'ellet d'une parnison, ainsi que l'indiqiKî le mot spcjpâ, qui originairemeni s'apidiquail à toute la population en état de porter les armes, bien que depuis il ail désigné spécialement les levées faites à chaque entrée en campagne. Jusqu'à soixante ans, tous les Spartiates étaieni à';j.5pGi>pct, c'est-à-dire incorporés dans la réserve dont la principale attribution était de défendre la patrie contre les entreprises des populations soumises que la force pouvait seule contenir, et contre les attaques du dehors. Le pays lui-même avait l'aspect d'une immense forteresse, bâtie par la nature-. Un rempart de montagnes laissait peu de points accessibles à l'ennemi, et la garnison pouvait toujours s'y porter facilenu'nt. Les autres armées de la Grèce étaient aussi des milices bourgeoises, mais elles ditléraienl de la milice Spartiate en ce que le métier des armes n'était pour elles qu'accessoire. Comme les troupes alliées se plaignaient à Agésilas de ce qu'elles étaient astreintes à marcher toujours à la suite des Spartiates

1. Isocrate, Archidain., 8i ; Platon, '/'■ Lcyib., II, lU. p. GUti E. el G07 A.

Page 1