ORGANISATION MILITAIRE
(le beaucoup inférieur en nombre, le roi, après avoir ordonné à tout le monde de s'asseoir, lit lever successivement les potiers, les charpentiers, les forgerons et tous les corps de métiers. J^resque tous les alliés se levèrent, les Spartiates restèrent assis. « Vous voyez, dit en riantle roi, dequelcôtéles soldats sont plus nombreux*. » Dans ce sens, il n'y avait en elfet d'autres soldats que les Spartiates.
D\après Hérodote, ce fut Lycurgue qui renforça l'organisation militaire, en instituant les éno?noties, les triacades et les syssities'-. On a vu plus haut que les compagnons de table étaient aussi des compagnons de guerre, et que pour cette raison les syssities étaient placées sous la sur\<'illance des polémarques. Les énomoties sont souvent mentionnées comme des subdivisions de corps d'armée, mais il nest pas question de triacades avant Hérodote. Ce nom suppose une réunion de trente membres', et s'il est exact, comme le dit Plutarque, que chaque syssitie ou chaque table comprenail généralement une (|uin/aine de convives, il en résulte qu<chaque triacade se composait de deux syssities. Dans ce cas, on peut supposer que Ténomotie était l'agglomération ininirdiatement supérieure, et était formée, par exemple, de deux triacades; mais ni Thucydide, ni Xénophon ne nous renseignent à ce sujet. D'après Xénophon dont l'exactitude ne saurait être mise en doute, toutes les forces militaires des Spartiates, hoplites et cavaliers, se divisaient en six mores (;;.épa'.). dont chacune était commandt-c, du moins en ce qui concerne les hoplites, par un r.zhi\).-j.y/zz, deux 'Kzyy.';z\^ huit -vnr,-Az--r,^i:, et seize vn<\\i.i~x^yx'., d'oii l'on peut conclure que la [xdpa se divisait en deux Xi'/o'., le Xdyc; en quatre -vi-Tt/.tavjt:, la tôvtv y.î7~'jç en deux bm\).zx[oi.<.'' . Ainsi, d'après ce calcul, à la place de