‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 254 sur 494 · Hérodote. VIII. 1 et · texte numérisé non relu

Hérodote. VIII. 1 et

OIUIAN'ISATION >[II.IÏ Miti: 329

Elle avait un porl mililairo à (Tylhioii, ville occupée par les Périèques, sur le golfe de Laconie, où les vaisseaux et les chantiers furent brûlés en 4o4, par le général athénien Tolmiclès' ; mais ce ne fut qu'en i29 qu'elle osa engager avec les Athéniens un combat naval. Leur flotte, à laquelle s'était jointe celle de leurs alliés, fut battue à Naupacle, et en 413, au moment où ils faisaient la guerre avec le plus d'acharnement, ils ne purent fournir à la flotte confédérée plus de vingtcinq vaisseaux'-. Plus tard, ils prirent bien la résolution d'envoyer quarante bfitiments au secours de habitanfs de Chio qui avaient déserté le parti des Athéniens, mais ils n'en équipèrent en réalité que cinq''. Nulle part il n'est dit comment on procédait aux armements ; on sait seulement que chaque g-alère était commandée par deux triérarques. et l'on voit par un passage de Tliucydidc que, au moins une fois^ les chefs furent, ainsi (|ue les pilotes, très disposés à ménager leurs navires'. Il ne faudrait pas cependant en inférer que la triérarchie fut un impôt, comme chez les Athéniens (Xs'.-ojpyia), et que le triérarque dut équiper, conserver et restituer la galère placée sous ses ordres. Il est très probable que les bâtiments étaient constriiils et équipés par les Périèques répandus dans les villes maritimes, et que 1 Etat les leur payait ou les dédommageait en les déchargeant d'autres impôts. Les matelots étaient certainement aussi des Périèques; les Spartiates se bornaient à exercer le commandement. Peut-être même cette prérogative ne leur était-elle pas exclusivement dévolue. Les rameui's étaient ou des Hilotes ou des étrangers enrôlés à cet etïel'. Le commandement snj)érieur de la flotle apparlenail au navarque, au-dessous duquel venait immédiatement lépisloleus. Il a été question plus haut des ces deux officiers, qui étaient toujours des Spartiates. Etaient pris aussi parmi les Spai'tiatcs les épibates que Ion adjoignait aux cliefs jioiii' lesassis-

i. Tliucydide, 1, 108; iJiodoie, Xt, .Si; t';uis;ini;is, t. J?, JjO.

S. Tliucydidc, II, «3 et S'i, et Vltl,:;.

•A. Thucydide, Vlll, (>.

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