‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 255 sur 494 · Tliucydide, IV, M · texte numérisé non relu

Tliucydide, IV, M

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liicii (|ii(' les Siiaitiates puisseiiL étro appelés à bon dioil iiiu' iialioii militaire, il serait injuste de croire qu'ils lissent l-i ^uern^ poui- la guerre elle-même. Leur altitude^ dans leui meilleur lenips, était au contraire résolument paciliijue. Partisans de l'aristocratie, ils suivaient une politique conservatrice, ne demandant ({u'à garder le territoire qu'ils avaient conquis, et la place qu'ils s'étaient laite. Ils n'avaient nul goùl pour les entreprises hasardeuses, et ne se souciaient pas de lâcher le certain pour l'incertain. Ils acceptaient même plus volontiers le reproche d'agir avec trop de circonspection que celui de prendre des résolutions précipitées-. Une nation qui ne s'attaquait pas à Sparte et ne lui porlait pas ombrage, n'avait rien à en craindre. Aussi tous les peuples qui étaient animés en Grèce des mêmes sentiments aristocratiques «d conservateurs faisaient-ils cause commune avec elle. La lutte qu'elle entreprit contre la Messénie, après avoir réduit la Laconie en sa puissance, à l'exception de la côte orientale, et qui se termina par l'écrasement de ses adversaires, n'avait pour principal motif ni le ressentiment d'une offense ni l'esprit de conquête''. C'était une guerre de principes, imposée surtout par la nécessité de détourner le danger qui de ce côté pouvait menacer la nation. L'existence de Sparte reposait en effet sur la soumission de la majorité conquise à la minoi-ité

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