‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 262 sur 494 · Voy. Hœck, Krcta, II, p · texte numérisé non relu

Voy. Hœck, Krcta, II, p

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devionl avor (lorlyiK! la oilé lapliispiiissaiilo. (jiiand (lorlyne et Ivnossos ('laicnl d'afcord, les aiilrcs villes n'avaient qu'à se soumettre; si (diessc hioiii liaient ensemble, Filf entière était divisée. Après ces deux cités, la i)Ius importante était fîydonia'. Toutefois ces situations respectives se riiodiliJTenl plusieurs fois avec le temps.

Les Doriens s'assurèrent la domination de la Crète avec l'aide de colonies successives qui, postérieurenif^nt à l'invasion des lléraclides, partirent de la Laconie et d'autres contrées, telles qu'Argos et Mégare. Le critique moderne a relégué parmi les fables la tradition relative à une colonie thessalienne qui aurait précédé de cinq Ag^es d'hommes- la g-uerre de Troie, bien queV Odyssée meni'ionne déjà en Crète des populations doriennes, contemporaines de celte guerre. Il n'est pas douteux que les Etats indépendants fussent d'origine dorienne à un degré ou à un autre, selon qu'avant l'immigration les Doriens avaient été déjà plus ou moinsmêlés d'étrangers, Achéens ou Minyens, ou bien que les anciens habitants s'étaient confondus avec les nouveaux venus, dans une proportion plus ou moins considérable^ Quoi qu'il en soit, l'élément dorien prévalut, et les Constitutions des divers États furent, comme dit Pindare, tirées au cordeau d'Hyllos et d'yEgimios. Mais la cité qui présenta le plus de conformité avec Sparte est Lyctos^ qui, fondée par une colonie dorienne, fut le point de départ d'oii les

i. Strabon, X, p. 476 et 478; Diotiore, V. p. 78. Parmi les villes subordonnées, on peut citer Minoa et Cherronesos, sur le territoire des Lyctiens, Leben, Rhytion, Bena et Bœbe, sur celui de Gortyne, Syia qui se rattachait à Scyros, et Kysamos dont le chef-lieu était Aptéra. Voy. Strabon, p. 475 et 479; Etienne de Bysance, s. v. Br,v/j, Boiêr, et Svia.

2. Voy. Hœck {Kreta, II, p. 45), dont l'avis est adopté par Hasselbach (rft; hïsula Thaso, p. 13),par Lœbell(Wé'%esc/^., I, p. 486), parWelcker (/îjjjsc/îe Cijclus, II, p. 44), par Thirlwall (I, p. 154), par GrotedI, p. 256, trad. i'ranç.), et parPreller, Griech.Mythol., II, p. 115.

3. De nouvelles conjectures se sont produites récemment, d'après lesquelles les Dorienà immigrants n^'auraient été. reçus dans les anciennes villes de la Crète que comme des troupes auxiliaires à qui l'on aurait concédé des fonds de terre et des droits civiques, mais qui n'auraient jamais acquis une situation dominante, sans par conséquent que les divers États fussent devenus réellement doriens ; mais les éclaircissements et les preuves se font encore attendre. Voy. Pindare, Pythiqiies, I, 61.

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