Arislote, Volit., Il
,'{4S (.(»l VLItVKNfKM DK Ï.A CRKIi:
fall.iil pour V ciilicr avoir ("ail jinrlio rhi Conseil des •/.;•:;;.:• cl api)aileuir aux familles privilégiées'. L'Assemblée du peuple n'avait pas plus d'autorité en Crète qu'à Sparte. Ses droits se bornaient à ratifier ou à rejeter les projets adoptés par la YEp;•J7!a^ Platon vante comme un des meilleurs principes de gouvcrnemeni communs à la Crète et à Sjjarte la défense faite à la jeunesse de chercher cc.qu'il pouvait y avoir de bon ou de mauvais diins les lois''. Seuls les Anciens pouvaieni s'eniretenir de semblables sujets avec les hommes de leui' iige, et proposer aux magistrats les réformes que comportait la législation.
Les analogies enln? la Crète et Sparte étaient plus frappantes encore dans l'éducation publique que dans le gouvernement. Les mêmes principes régnent chez les deux peuples; ils sont, il est vrai, plus nettement déterminés et appliqués avec plus de rigueur à Sparte que dans la Crète, oi^i d'ailleurs les institutions ne paraissent pas avoir été partoutuniformes. Mais, en général, le jugement de Platon sur les Spartiates, à savoir qu'ils ressemblaient moins à des citoyens qu'à des soldats campés sous la tente, n'est pas moins vrai des Cretois*. Tandis qu'à Sparte l'éducation publique commençait dès la septième année accomplie, les Cretois n'étaient soumis à ce régime qu'à partir de la dix-septième. Jusque-là, ils étaient élevés dans la maison paternelle, et s'appelaient tantôt (77.6-:'.:'., en raison de l'obscurité dans laquelle ils étaient tenus, tantôt àzayEAc-., parce qu'ils n'étaient pas encore incorporés dans les sections nommées ày^Aat". Toutefois, les enfants accompagnaient leur père aux repas publics. Ils s'asseyaient par terre à leurs pieds, et recevaient aussi une portion. Plus âgés, ils mangeaient entre eux, sous la surveillance d'un pEedonome, et devaient non seulement se
1. îles inscriptions mentionnent aussi un gouA?,; Trpr.y.o-To; (Tîpvj-.ffTo: p. TipeiytcTo:), comme qui dirait princeps scnatiis. Voy. Antiq. Sur. puhl. Gr.. p. 153.