‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 275 sur 494 · Thucydide, VI, 25, et VII · texte numérisé non relu

Thucydide, VI, 25, et VII

6. Voy. Hœck, Kretd, p. 453, et Dorviile, dans ses notes sur Chariton, p. 332. D'après Plutarque au contraire (Philopémen, 7), les Cretois étaient encore, au temps de ce général, (Twçpov£; xx: 7.î-/o),ac-[iîvoi Tr,v oiairav.

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fortunes et par suite créé des influences et des privilèges qui, sans être consacrés par la loi, élevaient de plus en plus une barrière entre les riches et les pauvres. Au temps d'Aristote, la dignité de 7.c7ij.2'. tomba souvent entre les mains de gens dont tout le mérite était d'appartenir à des familles considérables ^ Souvent môme un parti puissant refusa d'obéir à l'autorité légitime; les y.djixo-. furent complètement mis de côté, et il se produisit une sorte d'interrègne {x/.or.i'.x) . Il arriva aussi que les -aôoij.o'. se divisèrent, et que quelquesuns d'entre eux déposèrent violemment leurs adversaires ou les réduisirent aune abdication que la loi d'ailleurs autorisait". Le gouvernement que se donnèrent plus tard les Étals crétois est empreint, à en juger par les monuments qui nous en restent, d'un caractère démocratique, impossible à méconnaître. C'est l'assemblée générale du peuple qui décide de toutes les questions; les magistrats et les fonctionnaires ne font qu'exécuter ses ordres. Les relations des États entre eux ne furent jamais réglées d'une manière stable. Les alliances et les hostilités alternaient, suivant que telle ou telle ville acquérait de la prépondérance sur ses rivales. Au dehors, la renommée des Cretois était entachée par l'accusation de piraterie. Ce grief ne les empêcha pas de conserver leur indépendance jusqu'au i" siècle avant l'ère chrétienne, où une alliance avec Mithridate et les pirates de Cilicie, en les désignant aux défiances de Rome, amena l'occupation de l'île et sa transformation en province romaine.

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