XVIII
■'i. Od., XIII, 437; xiv, 31, et xvii, 199.
6. Voy. C. F. Hermann, De ScQ)fr/ rcyii (intiqnildlc et origine, Gœttins:0D, 1851 .
cette interprétation s'appliquerait difricilement au bâton des hérauts, moins encore à celui des prêtres et des devins. D'autres ont voulu y voir une houlette, par la raison que les rois sont les pasteurs des peuples. Nous serions plutôt tenté de croire, puisque le hàton est surtout un appui pour les vieillards et que l'âge est une sorte de dignité, que l'idée de dignité s'est naturellement attachée au sceptre. Ajoutons que, lorsque l'occasion se présente de haranguer la foule ou de traiter avec elle, il peut être commode d'avoir un bâton, soit pour accentuer la parole, soit simplement pour se donner une contenance. — L'ancien sceptre était un bâton d'une certaine longueur, assez semblable à une lance d'où lui est venu le nom grec de ospj, et en latin celui de hasta piira^.
Il n'y a point de trace, dans Homère, de domesticité attachée à la personne du roi, en tant que roi; il est servi par ses esclaves, ainsi que tout riche particulier. Cette simplicité s'est conservée à travers les âges, car Tacite remarque que, même à Rome, les premiers Césars n'entretenaient que de inodesta servitia'^. Seuls, les hérauts peuvent être considérés comme les serviteurs publics et officiels du souverain. Ils sont rangés parmi les hommes dont les fonctions ont un caractère d'utilité générale (gy;;j.'.2'jpyc;(). Ils sontlibres, quelquefois même opulents, comme le Troyen Eumède, le père de Dolon. Ils ne vivent pas chez le roi, confondus avec les esclaves, et habitent leur propre maison. D'après le degré d'intelligence que de telles fonctions exigent, et qui est expressément reconnu à plusieurs d'entre eux, il est probable que l'on choisissait, c'est-à-dire que le roi choisissait ceux qui y paraissaient le plus propres^. D'anciens critiques ont supposé que ces charges étaient héréditaires'*, les poèmes homériques ne confirment pas cette conjecture. Plus tard cependant, on trouve des familles dont les
1. Justin, XLIII, 3. Le sceptre d'Againemnon, conservé comme relique à Chéronéo, était désigné sous le nom do ôôfj; voy. l'ausanias, IX, xi, î; l).