‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 280 sur 494 · Straboti, IX. p. r · texte numérisé non relu

Straboti, IX. p. r

2. Scliœmaiiii, '/»■ Cnniil. AI/i>ii.J'i\-\\>\\\<\\., ISIO. p. 3\3.

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contréo aurait été cxclusivcmeiil soumise '. (^cUe révolution no s'accomplit pas sans lutte, car, suivant la lé^(Mi(le, Thésée fut contraint do quiltor le pays, ot trouva un asile à Scyros, d'où plus tardai mon ramena ses l'osles dans Allié nés-, La transl'ormation dont on lui l'ail honneur n'en suhsista pas moins, ot l'Attique resta, jus(ju'aux temps qui suivirent l'invasion dos lléraclides, sous un gouvernement monarchique ot unitaire. Toutefois, au moment de la conquête, la joyauté avait passé delà dynastif* nationale à une famille de Messénie, les Nélides. C'est à cette famille qu'appartenaient Mélanthos et son fils Codros, dont la mort fut le signal d'une nouvelle révolution. La royauté fut aholie et remplacée par une magistrature qui resta quelque temps encore entre les mains des Nélides ou des Codridos, comme ils s'appelaient alors. Cette magistrature était d'ailleurs perpétuelle ot héréditaire; elle ne se distinguait guère de la royauté que par les limites dans lesquelles elle était circonscrite et par la responsabilité qu'elle encourait. Aussi ceux qui en sont investis sont-ils appelés rois aussi souvent qu'archontes^ Il est certain que ce nouveau changement ne dut pas non plus s'effectuer sans résistance; mais nous ne possédons sur ce point aucun renseignement' ayant un caractère historique.

Au système de centralisation dont on fait honneur à Thésée se rattache naturellement la division des citoyens en dilTérentes classes, division qui se conserva jusqu'à la fin du vi*' siècle et servit de point de départ à l'organisation du pouvoir. On distinguait la tribu, la phratrie et la ç/em {-(btzz) ; ces noms expriment des relations de parenté qui, à l'origine, servirent en effet de base à la classification, avec cotte réserve toutefois qu'elles n'étaient pas le seul élément dont on tint compte, et qu'une part fut faite aux circonstances locales. La gens était un groupe désigné par le nom de l'ancêtre commun dont il était supposé descendre, et qui était l'objet d'honneurs divins. Ces associations religieuses comprenaient des familles réunie s

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