‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 287 sur 494 · I'lutan[ue, Siil"ii · texte numérisé non relu

I'lutan[ue, Siil"ii

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et laissait, iinc ^Tande placi; à r;iil)ilrair(! des jiiprs. Or les jupi'os, (jui Idiis (Uaiciil jiiis dans la iiohN.'Sse, n'élaiciiL ([iic li'n[i souvcnl disjioscs à sauvuf^ardci' aux dcjxîiis de la juslicc ot du J'immanité lus inlcnHs do leurs pairs. LUo lé^isialion écrite, qui deviendrait la règle de toutes les décisions, était donc le seul moyen de protéger le peuple contre les abus du pouvoir judiciaire. La mission de rédigei- un corps de lois futconliée à Dracon qui pr(djal)l('nient ('xer(;,ait les fonctions darclionle en 621. Nous sa\i»ns trop p<;u de chose sur les dispositions \)dv-r liculières de ces lois, pour di'cidei' si elles élaienl ou non propres au but qu'elles se proposaient, et pour constater les emprunts que leur fit Selon'. Les anciens ne parlent que de la pénalité et en réprouvent unanimement la rigueur uniforprie, qui n'allait à rien moins qu'à punir les moindres larcins comme le meurtre et le sacrilège, et à ne prononcer qu'un seul chà? timent, la mort. La lég"islation deDracon ne modifia d'ailleurs en rien le mode de gouvernement ni les rapports des dilTérentes classes entre elles-, car la création duu Collège de cinquante et un Ephètes, pris parmi les Eupatrides et chargés de remplacer sur l'Aréopage et dans quelques autres lieux fixés par la tradition les anciens jug-es criminels, ne peut être considérée comme un changement apporté à la Constitution^ Aussi l'espoir de prévenir par là l'explosion du mécontentement populaire fut-il déçu. Les choses se passèrent dans Athènes, comme elles se passaient vers le même temps dans beaucoup d'autres villes de la Grèce, oii des ambitieux mettaient à profit les dispositions de la multitude , pour renverser la noblesse et s'emparer du pouvoir. La tentative qui fut faite à Athènes eut pour chef Cylon appartenant lui-même à la classe des Eupatrides. Il était en outre gendre du tyran de Mégare, Théagénès, qui l'assista dans son entreprise. Cylon réussit à se rendre maître de l'Acropole, mais ses partisans étaient trop

1. Suivant Plutarque [Salon, 17), toutes les lois de Dracon auraient été abolies à l'exception de celles qui punissaient les meurtres; mais cette assertion ne doit pas être prise absolument à la lettre.

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