Hérodote, V,71 ; Tlmcydirlo, 126; Plutarque, Solon
2. Cette commission des Trois-Cents a donné lieu à beaucoup de eonjeotures, que nous devons passer sous silence, comme indifTerenles à l'Iiisloire.
'A. T'iularque, ihld,: Dioj^ène Laerli', I. 110. 4. Tliuevdide, 1,120.
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PrylîiiK's dos Naucraros, comme exorçanl uno influence consi- (lcral)l('. Il jtaraîL qu'ils n'élaienl {)as rcsU'îS inaclifs dans les mesures qui furent prises pour éloull'cr h; complot de Cylon'. LcsNaucrares étaient les présidents des Naucraries ou districts, entre lesquels était alors partagé le pays, à raison de douze par tribu, ce qui en faisait en tout quarante-liuit\ Ces Naucraries semblent avoir été unies quatre à quatre par un lien plus étroit que celui qui les rattachait aux autres, d'où leur venait le nom de Tritlyes, parce qu'elles formaient ensemble le tiers d'une tribu*. Le nom de Naucrarie a trait à l'obligation qui pesait sur chacun de ces districts de fournir un bâtiment de guerre, auquel les riches devaient contribuer en proportion de leur fortune. Chaque Naucrarie équipait en outre deux cavaliers. Ce service n'incombait également qu'aux riches; aussi était-ce parmi eux que l'on choisissait les Naucrares^ un seul pour chaque Naucrarie, si l'on en croit Hésychius*. Comme d'ailleurs les Naucrares étaient présidés par des Prytanes, on peut en conclure qu'ils formaient un Collège chargé, entre autres attributions, de la guerre et des finances, et dans lequel une place devait être nécessairement réservée aux neuf archontes. Le collège des Naucrares n'était sans doute convoqué intégralement que dans les cas d'urgence, le soin des affaires courantes étant laissé aux Prytanes, qui demeuraient en permanence dans Athènes et se réunissaient régulièrement au Prytanée, tandis que leurs collègues passaient une partie de leur vie sur leurs terres, hors de la ville. On ne peut dire avec certitude à quel temps remonte l'institution des Naucrares, mais il est vraisemblable qu'elle ne devança pas de beaucoup les troubles suscités par Cylon. Ce fut à ce moment en effet que la lutte avec Mégare pour la possession de
i. Hérodote, V, 71.
2. Voy. Pollux, VIII, 108 ; Harpocration et Suidas, s. v. va-jxpap;a; Scnoi. d'Aristophane (Nubes, v. 71). Une naucrarie, portant le nom de Kolios, est mentionnée dans Photius (p. 196 éd. Porson) et dans le Lexicon Seguer., (p. 275). C'était aussi le nom d'un promontoire situé sur la côte occidentale à peu de distance de Phalère.