‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 293 sur 494 · I'liilan|iir. Sn/m). c. |J · texte numérisé non relu

I'liilan|iir. Sn/m). c. |J

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semblahlc, (|iii' !<■ Iria^iî <1<'S jurés n'cUiil j)as lumis au hasard, qu'on y procédait par voifî d'éloction, d <jun les choix ne poiivaieni porter que sur d(;s «citoyens àj^^és de plus de trente ans. IJu serment S(jleiniel leur rappelait leurs d(,'Voirs, «;t ronuru; d'ail leuis aucun salaire n'élail allaché à leurs charges, la multitude s'en rejxisait volonliers sur des hommes plus élevés en condition. D'autre part la distribution en classes, tout en faisant perdre à la noblesse les privilèges dont elle avait eu jusque-là la jouissance exclusive*, avait laissé entre ses mains une part delà puissance publicjuc. Il est certain en effel que les grands propriétaires, qui étaient entrés à ce titre dans la première ou dans la seconde classe, étaient tous ou jtresque tous des Eupatrides, et que les propriétaires non-nobles étaient relégués en général dans la troisième. Eu même temps, comme les droits politiques n'étaient plus attachés à la naissance, mais à la fortune, la carrière était ouverte à tout le monde; chacun pouvait avoir l'ambition, pour peu que les circonstances fussent favorables, de passer d'une classe à une autre, et de marcher de pair avec les nobles, de même que les nobles ruinés se trouvaient rejotés au-dessous des parvenus. Ainsi était évité le grave inconvénient d'une noblesse pauvre et privilégiée.

La Constitution de Solon n'était donc pas plus une oligarchie qu'une démocratie; son véritable nom était timocratic, dans le sens où cette forme de gouvernement semble le plus près de réaliser Fidéal de l'aristocratie. Le cens, auquel était lié la pleine jouissance des droits civiques, était assez considérable pour laisser en dehors la multitude le plus souvent dépourvue de culture, mais non la classe respectable des petits propriétaires. La chance de s'élever n'était interdite à personne. Devant tous s'ouvrait une large voie, dans laquelle il suffisait de gagner l'estime et la confiance générales pour parvenir aux premiers honneurs.

i. De ces paroles de Démélrius de Phalère, citées par Plutarque [Aristide, c. 1) que jusqu'à Aristide les archontes furent choisis exclusivement Ix twv yîvtôv Tcov xa. [lÉyKj-ia Ti[xr|(jiaTa 7.£y.Tr|[X£vwv, Niebuhr a conclu que les Eupatrides seuls pouvaient parvenir à l'archontat ; c'est là sans doute une conséquence de cette fausse supposition qu'à Athènes comme à Rome la. gens ne comprenait que des familles nobles.

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