‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 295 sur 494 · Voy. [dus haut, \k 17() cL · texte numérisé non relu

Voy. [dus haut, \k 17() cL

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Jéiiiocrali(iii(', «|in' ce; jitil (Hrc aussi un inoyrn ilr dcjniiei" les inlri^uos hop l'iéqucntes dans los élections iiopulaires et do piuvenir des liiLtcs acIiarnLMîS. Au inomenl où Clislliène prenait cette résoliUion, Athènes venait d'être en proie à des troubles violents, auxfjuels l(;s rivalités des candidats pouvaient i'ournir un alinicnl mtiiNciii. Il iiclanl pas (railleurs oublier ([ue le liasard ne pronon(;ait pas entre des concurrents pris indislinctenient parnd toutes les classes, que les citoyens des Irois premières catégories et, s'il s'agissait de l'archontatjde la preuiièrc seulement, pouvaient prétendre aux magistratures; que l'on avait toujours par conséquent la garantie de la fortune et de l'éducation. On pourrait même à la rigueur considérer la mesure de Glisthène comme antidémocratique, en ce sens qu'elle enlevait au peuple le droit de choisir, au moins parmi les classes privilégiées, les citoyens investis de sa confiance, et que le hasard dut souvent tomber sur des hommes qui n'auraient jamais obtenu ses sutï'rages. C'était là sans doute aux yeux de Glisthène un faible inconvénient, plus que compensé par l'avantage de mettre obstacle aux menées des factions. Il y avait certainement aussi un moyen d'exclure à l'avance les concurrents incapables, et même de les mettre de côté après qu'ils avaient été désignés parle sort. Plus tard, il est vrai, lorsque la multitude put indistinctement prétendre aux emplois, des hommes subalternes trouvèrent place dans le collège des Archontes ; mais dans les temps qui avoisinent la réforme de Glisthène, nous y voyons figurer les personnages les plus considérables, Thémistocle, Aristide, Xanthippe, d'où il faut conclure non pas que les nominations se faisaient encore au choix ^, mais bien que de tels hommes ne dédaignaient pas de se soumettre aux chances du sort. Ges dispositions durent changer, lorsque l'archontat fut devenu accessible à la multi-

1. C'était l'opinion de iXiebuhr (Varies, ueber Alte Gesch., t. II, p. 28). En ce qui concerne spécialement Aristide-, Plutarque {Aristide, c. I) incline à croire que par exception il fut élu, ce qui suppose évidemment que, dans la pensée de Plutarque, le sort était la voie ordinaire. J'ai assez dit ailleurs {Vcrfassungsyesch. Athens, p. 74) combien Isocrate mérite peu de confiance, pour n'y pas revenir. Voy. aussi Curtius, Illsloire (jrccquc, t. I, p. 480, traduct. l'ranc

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