‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 30 sur 494 · xiii, 246; xvi, 145, 244, 464 et 865. i.n · texte numérisé non relu

xiii, 246; xvi, 145, 244, 464 et 865. i.n

LA GRÈCE HOMÉRIQUE 4o

C'est seulement pour les affaires religieuses qu'il existe uu personnel distinct du roi et de ses conseillers. Les prêtres qui président au culte dans le sanctuaire de telle ou telle divinité peuvent être considérés, jusqu'à un certain point, comme des fonctionnaires publics. Les sanctuaires sont ou des temples ou des autels dressés en plein air, entourés ordinairement d'un bosquet et toujours d'une enceinte (t£;j.ev2ç), qui est la propriété du dieu. Les poèmes d'Homère nementionnent que le temple d'Albôna dans Athènes, et celui d'Apollon à Pytho ou Delphes*. On peut cependant inférer sûrement d'un passage de V Odyssée qu'il n'y avait pas de ville sans temple. Le poète raconte en ces termes comment la ville des Phéaciens fut fondée par Nausithoos : « Il traça une enceinte, bâtit des maisons et des temples, et partagea les terres-. » Les compagnons d'Ulysse promettent d'élever un -jour un temple magniiique au soleil, en réparation de l'injure qu'ils se préparent à lui faire'. L'histoire mythique fait remonter aux âges héroïques la fondation de plusieurs temples célèbres. Pour nous borner à la Grèce, un autel entouré d'une enceinte consacrée avait été élevé au fleuve Spercheios, dans la Phthiotide; deux autres existaient à Ithaque, en l'honneur des Nymphes et d'Apollon'*. Les prêtres président à ces sanctuaires dans lesquels ils vaquent au service divin^ et sans doute I<;ur intervention est nécessaire pour les sacrilices qui y sont accomplis par d'autres, mais leur compétence sacerdotale expire hors de ces limites. La présence d'aucun prêtre n'est signalée dans les cérémonies extérieures, qu'il s'agisse de sacrifices domestiques ou même de sacrifices publics, ofi'erts pour le peuple par les rois, en tant que chefs de l'h^tat. Leur importance se mesure à la vénération dont jouit le sanctuaire auquel leur office est borné. Il n'exisie d'ailleurs nulle li'ace d'inlUience politique exercée par eux dans les conseils des rois ou dans les assemblées du peuple. A Illuujue, aucun prêlre n'est placé en évidence, il n'est pas même hien clair

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