‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 310 sur 494 · Voy. Schœmann, Att. Process., p · texte numérisé non relu

Voy. Schœmann, Att. Process., p

6. hée,Fragm. pour Ewnuthcs, § 2;.Eschine, contre Ctésiphon, §41. Va

L'Étal avait aussi ses esclaves : c'était d'abord le corps d'aichers qui, de trois cents hommes, s'était élevé à six cents et même à douze cents'. On les appelait les Scythes, d'après leur origine présumée, ou les Speusiniens, du nom d'un certain Speusinus, qui passait pour en avoir été le premier organisateur, nous ne savons pas à quelle époque. Ils servaient comme gendarmes et aidaient à établir la police. Leurs tentes, dressées d'abord dans le marché, furent transportées plus tard sur l'Aréopage. On les utilisait aussi à la guerre, et les deux cents hippotoxotes ou archers à cheval, que l'on trouve mentionnés avec les Scythes, formaient sans doute aussi un bataillon d'esclaves publics-. Les hommes attachés en sous-ordre aux fonctionnaires, les comptables, les scribes, les crieurs, les appariteurs, les geôliers, étaient le plus souvent des esclaves d'Etat; c'était toujours le cas pour les exécuteurs des hautes œuvres. A la même classe appartenaient les monnaveurs ■'; l'Etat n'entretenait pas d'esclaves pour les autres genres de fabrication. Xénophon proposa à FÉlat comme une spéculation lucrative d'acheter des esclaves exercés au métier de mineurs, pour les louer aux propriétaires de mines*; mais cette combinaison ne fut jamais mise en œuvre, non plus que celle d'un certain Diophante, personnage d'ailleurs inconnu, qui consistait à appliquer des esclaves à tous les travaux d'intérêt public^ La condition des esclaves appartenant a l'Etat comportait naturellement beaucoup plus de liberté que ctdle des autres, personne n'étant en particulier leur maître. Beaucoup d'entre eux avaient leur ménage; par conséquent ils possédaient un avoir dont sans doute ils pouvaient disposer à leur gré et, à part le service auquel ils étaient astreints, ils allaient à peu près de pair avec les étrangers domiciliés.

passage d'Aristoption cité par Athénéu (XI, p. 472) lait supposer cependant qu'il existait une mode d'all'ranchisseirient pcr mcnsiun.

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