ArisLopliaiie, U(tn:r, v
A. Voy. les exemples rasscmljlés par lMi"i(n- (^(.Hi//i(7i^ t7"'y/'., t. II, j». lO;)"! et pour plus de (JtHails Pliilippi, 1li'itr:viji', ('U\, ]\ 107-1 IS. 5, Déraostliène, n. Navra, § 89 et 90.
408 r.oivr.riNF.MKNT d \rnf':Ni:s
riagc l'-lainit Iciiiis d'obscrvciMlcs forriK's sacramontollcs*, sans l(îS([ii('ll('s la vi(! cominutic riT-lail (jn'iiii coiicnhiiiaf^c '-. La Iiatriih'. n't'ilail uno caiisi; de jtroliihiliou ()ii"onlr(! ascciulanls cl (|csc('ii(laiils, cl ciilrc li«M'cs cl S(ciirs (lu iiiciiic lit; ainsi un tVèrc cl une sti'iii- (jui n'«''tai(Mil (iiriitc'iiris pdiivaii-'iil se inaricr ensemble' ; on pewl dire mémo (pie les unions (,'n famille étaient souvent vues avee faveur, comme un moyen de consm'ver les patrimoines dans les maisons. La loi autorisait en particulier les parents les j)lus proches à é[)ouser les ruplielines, et à recueillir du même coup l'héritage qui leur apparienait *; mais d.ins ce cas la coutume, à défaut de loi, (irdonnait au mari, dev(Mm père de plusieurs garçons, de constituer avec la fortune de sa femnui une sorte de majorât en faveur de l'un d'eux, pour le mettre en mesure de relever et de continuer la maison de l'aïeul maternel ''.
On considérait en eflel comme souhaitable au point de vue religieux aussi bien qu'au point de vue politique que toutes les familles subsistassent, de peur que les dieux fussent dépossédés du culte intérieur qu'on leur rendait dans chacune d'elles. Par des raisons analogues, c'était l'usage pour les citoyens qui n'avaient pas de fils d'en adopter un, et s'ils avaient des filles, de lui en donner une en mariage avec la plus grosse part de l'héritage ; les sœurs de la mariée étaient désintéressées par des dots^. Dans le principe, la faculté d'adopter et de
1. Cet engagement (Èyyjr,o-t;l était pris par le père ou à son défaut par les parents de qui dépendait la jeune fille
2. De là les enfants légitimes (yvriatoi) étaient souvent appelés aussi èÇ àff-cr,; xai Èyyu/îTriÇ. Voy. par ex . Isée, Or. 8, § 19; Démosthène co7itrc Eiihiilide, § 54.
3. Démosth., c. hAibnlidc, § 21 ; Plutarque, Themist., c. 42; Corn. Nepos, Cimon, c. 1; cf. Schœmann, Xntiq. .hir. puhl. (ir., p. l'J3, n. -4 et Att. Proccss., p. 469.
4. L'orpheline héritière s'appelle èittôixo; lorsque son parent le plus proche fait valoir ses prétentions en justice (Èmoixdt^îaOa'.). C'est ce qui avait lieu si l'orpheline avait été déjà mariée à un autre, avant que la succession fût ouverte. Voy. Isée, Or., 3, § 64 et 10, § 19. Il est arrivé aussi que des hommes mariés se soient séparés de leurs femmes afin de pouvoir épouser une orpheline, leur parente. Voy. Démosthène, c. Eubitlidc, ^ 41.
5. Voy. Isée, Or. 3 S 73 et les remarques de Schœmann, p. 250; Démosth., c. Macarlatos, ^ 12.
6. Isée, Or. 3, § 42; on ne pouvait adopler d'enfants, quand on en avait