IL, XVI
i. //., V, "8; ,^vi, 605.
LA GRECE HOMERIQUE 4/
public, les familles intéressées étaient nalurellemenl investies du droit d'en remplir les fonctions', ce |qui n'entraînait d'ailleurs aucune autre prérogative; il n'y avait pas de caste sacerdotale.
A côté de la distinction déjà signalée entre la noblesse et la classe inférieure, il y a trace d'une autre division en tribus et en phratries {v,x-x ojKy., v.x-x zpr,-px:;), sans toutefois que l'on puisse rien établir de certain sur la composition et la portée politique de ces catégories. A propos du passage dans lequel Nestor engag^e Ag^amemnon à ranger l'armée par tribus et par phratries, d'anciens commentateurs ont prétendu que le premier de ces noms s'appliquait à l'ensemble des populations, telles que les Cretois, les Béotiens, dont le mot phratne désigna.il les subdivisions-. Cette conjecture est peu probable ; du moins elle ne s'accorde pas avec un autre passage, où lesRhodiens qui composaient un peuple unique, commandé par un seul chef, Tlépolème, et par conséquent auraient dû former une seule tribu, sont divisés en trois parties (•/.aTaçjAxsîv) dont l'une habitait à Lindos, une autre à lalysos, la troisième à Camiros^. On sait en outre, par un passage de VOdyssée^ que la Crète était habitée simultanément par des Achéens, des Cretois autochtones, des ('ydoniens, des Doriens et des Pélasges''. Il est diflicile d'admettre que cette agglomération composât une seule Iribu; il devait y en avoir au moins cinq, peut-être davantage, si l'épilliète de -rp-.ya'.V.Eç, appliquée aux Doriens, suppose qu'ils en formaient trois à eux seuls, ce qui d'ailleurs n'est pas bien certain. Dans la plaine pélasgique, les sujets de Pelée portent les trois noms de Myrmidons, d'Hellènes et d'Achéens"'; ils devaient donc composer au moins un égal nombre de tribus. Enfin dans l'île de Syrie, qui appartient, il est vrai, à la géographie mylliiiiui', deux villes sont
1. Voy. par exemple lléanluLi', 111, I i. ; '\'ll, !•"):'> : et le ^ciioliasle ile Pinfiare(/y/i., III, 137).
2. IL, II, 3(32; voy. sur ce passage le Cniiiineiil. il'lùistallie, el Apnllonliis, Lcxicon llnmcfiruni, au mol :fÇ'r,-yr,.