‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 323 sur 494 · Platon, Lâches, p. 179 B · texte numérisé non relu

Platon, Lâches, p. 179 B

tronales. C'est ainsi qu'on appelait Nouméniastes ceux qui célébraient la nouvelle lune, Eicadistes ceux pour qui ces fêles revenaient le 20 de chaque mois'. Aux Oiasc on peut rattacher les spavc, bien qu'ils n'aient pas place dans le document que nous connaissons. Les Ipav^-. ne se réunissaient pas seulement pour se divertir, ils étaient aussi une société de secours mutuels, de telle sorte que si l'un des membres tombait dans le besoin, les autres se cotisaient pour le tirer d'embarras, à charge par lui de s'acquitter, si ses affaires se rétablissaient. Ces sociétés avaient aussi leurs présidents ('Apy.Epav'.îTat, Ylpzzxôcîxi), des secrétaires, des trésoriers et des syndics ou procureurs. Elle jouissaient de ce privilège qu'en cas de procès, pourvu qu'il se rapportât au but de l'institution, la procédure suivait une marche plus rapide, et que tout devait être terminé dans le délai d'un mois'. Ces diverses corporations portaient le nom commun d'hétairies [ï-zxipe'.x'.y y bien que Ton désigne plus particulièrement par là les clubs qui n'étaient pas, comme les è'pavot, des sociétés reconnues et dûment autorisées. Les hétairies politiques n'existaient que par tolérance et souvent même à l'état de sociétés secrètes, poursuivant leurs projets dans l'ombre. Tantôt il s'agissait de changer la constitution, ou d'assurer le triomphe de tel ou tel parti, tantôt on se bornait à briguer des charges politiques ou à peser sur les décisions des juges*. Il ne paraît pas que dans ce (h3rnier cas onait été très sévère sur le choix des moyens : on ne s'interdisait ni les faux témoignages ni les tentatives de corruption^.

Les phratries mentionnées aussi dans la loi attribuée à Solon étaient, nous le savons déjà, des subdivisions dos quatre anciennes tribus ioniennes, qui chacune en comprenait trois. Le nom d'une seule phratrie, celle des 'A'/viioa'., nous est

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