Isée, Or
oirraieiil égalomenL un sacrifice el un feslin'. Peul-ètru aussi les jeunes gens n'élaient-ils déclarés majeurs qu'après la même cérémonie-, lorsque l'épreuve dont il a été question plus haut avait été favorable. On sait que pour les fils d'orphelines, appelés à recueillir la fortune maternelle, et pour les orphelins qui entraient en possession de leurs biens, l'épreuve portait en particulier sur leur aptitude à bien gouverner leurs alïaires. Les phratries se subdivisaient en gentes^ et chacune paraît en avoir contenu trente, hcs (/e?ites ne furent atteintes en aucune manière par les iimovations de Clisthène. Les nouveaux citovens n'y furent pas incorporés, parce que l'affiliation n'eût pu se faire sans relâcher, sous beaucoup de rapports, les liens que la religion et le droit civil avaient établis entre leurs membres. Un grand nombre de f/entes possédaient cà titre héréditaire des dignités sacerdotales, et à défaut de parenté plus proche, les gennètes pouvaient hériter ab intestat. Aussi, dans les temps qui suivirent, les hommes nouvellement nés à la vie civique et (jui pouvaient être admis dans la phratrie ne le furentils jamais dans liKjens^ où leurs descendants eux-mêmes n'avaient chance d'être introduits que par adoption. Lorsque par exemple le père avait épousé une femme de vieille bourgeoisie, le grand-père maternel pouvait en l'adoptant présenter l'enfant à la gens ; encore fallait-il sans doute que tous les membres y consentisseiil . Les inscriptions sur les registres de la 7^v/,s- et sur ceux de la phratrie se faisaient simultanément par le ministère du président de la gens^. (]\\iU[u.{i gens, outre le culte commun du Zens protecteur des enclos (épy.£T2;) et de l'Apollon paternel (za-rpo):;), honorait spécialement telle ou telle divinité, laquelle avait ses prêtres, ses sanctuaires, ses biens-fonds, une caisse et un trésorier. Il est question aussi de lieux de réunion (ju Leschés, dans lesquels s'assemblaient lesy^v//t\s*. loutre
1. Iséo, 0/'., 3, §70; voy. aussi le Cummenl. do SrluL'iiKiiin. |i. "JO;?.
2. Pulliix, VIII, 108; voy. aussi Scha'fci-, Dcwosth. olc, l. 111. l\ p. 21. La chose Loulcl'ois est loiu iVOive claire; cl". Aniiii. Jur. inibl. (>'/•., j». 208, n. 20.
3. Iséc, 0/'.,7, vi 15. — ^Lf |ii'(''si(loiil ilc la (ir)i-< csl iliipclr apyinv toO vIvo-j;, dans ua Liihleau de la (.ici i s ainyiuuuh'idc, où sont sif,'iialés aussi un iîpej; KéxpoTioç cL un T2(|j.:a; ; voy. Koss, dir D 'DH'n r. Allika, p. 2H.
i. Proi'lus, ('oiiHiK'iil. sur lli'siodr, (>ik cl Uirs, v. \'J2.
'l' I H i,n| \ l.n.M.MI.N I II' \ I lll.M.S
les cil()\ l'IIS ilr Ir.iiilir (l.ilr, ;ï(|lli ('■l.lii'lll ifriliccs |i'> ijriili's fl'oi'ifçinr |Ull('llH'lil alli(|llc, cl les (lrNCcii(|;illlS, sans (li)lllf llfS
noiiil)i('ii.\, (le ciliiyciis iialuralisés, su foi-iiit iciil nTlaiiK-irienl. aussi des associaliuiis aiitilo^iios à celles des t/ciilrs. (Iliaque l'aiiiille ayant ses saci'ilices privés, plusieurs ramillfs issues irnii aiileiir (•iiiiuniiii. profcssaieul iialnielhîmrnl je iiirmr mile (liuiiesrKjue, et il était tout simple iiiicce' lien relii^ieux étaMît entre elles une sorte de (•(Uiiniunauté analogue sans doule à l;i y/vAs, (|uni(]iir plus eireonscj'ite. Los associés de ces nouvidli's cuufn'ries ('laieiil désignés non parladéuominalion de ';vm-.y:., i[ui ne lui jamais appliipiée qu'aux anciennes t/oitcs atliijues, mais par celle d'èpY-''>''-?> M*^*^' portaient aussi d'autres curporalioiis reli:^icnses. On devine ([Ui^ 'Aùz ïzv.zlzz (Hait resté la di\inilé du loyer. H n'y avait non plus aucune raison d'interdire aux groupes déformation récente le culte d'Apollon r.n'Mzz. AjxdlouenelVet était aussi pour eux la divinité patei"n«dle, en ce sens (lue, l'auteur de la famille une fois naturalisé, cette religion s'était transmise à ses descendants, do génération on génération. Dans ces aflilialions religieuses, les nouveaux-nés étaient présentés et inscrits comme l'étaient ceux des gonnètos dans la tjfns\
Lorsque Clisthèno crut devoir, pour les motifs exposés plus haut", faire un nouveau partage de la population, il divisa tout le pays en cent districts^ qui réunis par dizaines, formaient des groupes supérieurs, auxquels il donna le nom de tribus, bieu que ce nom, à vrai dire, ne s'appliquât pas très justement à une démarcation fondée sur des rapports do localité, et non sur une descendance commune; mais on trouve ailleurs des exomples de ce même abus do termes. Cliaquo district formait un dème; les dèmes étaient désignés en partie d'après les bourgarles comprises dans leur circonscription^ en partie dajirès les ge/iles tenant un rang considérable^ dont les propriétés étaient situées
1. Voy. Isée, 0/'.-, 2, J^ 14, avec le Cornmenl. di' Sciiœiiiann p. 2()8; cl'. Vcrfassungsgesrh. r. Aihrns, p. G7, et Philippi, Ikilnrtjr, otc, p. 205.