Voy. plus haut, p
3. Ce nombre, appuyé sur la véritable interprétation d"un passag"^ d"Héroilotc (V, 69) a éLc coiileslé par queltjues critiques iiiodoraes, mais sans ruisuu tul'lisantc.
sur leur Icrritoire '. Ces diverses dénominations, non plus que celle même de zf,[j.z'., n'étaient pas dues à Clisthène ; avant lui des districts, des villes et des bourgades, avec le territoire attenant, portaient le nom de dèmes, et chaque dème se distinguait naturellement par un nom particulier. L'innovation de Clisthène consista en ceci que le nombre en fut lixé à cent, ce qui entraîna quelques modilications .dans les g-roupements antérieurs. De petites localités furent réunies; on agrandit un district aux dépens d'un autre, et tous finirent par avoir non pas exactement, mais à peu près la même étendue. De semblables chang'ements pouvaient se faire sans blesser des droits acquis. Les dèmes de formation récente, érigés en centres administratifs, et dotés de privilèges dont ne jouissaient pas les anciens, étaient évidemment une combinaison toute nouvelle. D'autre part, les liens religieux que pouvaient avoir contractés les membres d'un même district, répartis désitrmais entre plusieurs dèmes, subsistèrent après la réforme de Clisthène. Au reste, le nombi'e des dêmes fut encore augmenté plus tard, à la suite de raccroissement de la population dans certaines localités qui, groupées d'abord pour former une circonscription, purent, avec le temps,, en constituer une à elles seules"-. Endiiïérents endroits aussi, des bourg-ades nouvelles surgirent et amenèrent la division d'un même district en deux dêmes ". ce ([ni eut pdin' conséfjuence de faire passer un dêinr iruiic liiltu dans ime autre, afin (|ue ]>ùl être maintenu, aul;inl (|ue possible, enli-e les diverses tribus, l'équilibre de la ]iopulalinii. C'é'tail en cllet d'après cette base qu'étaient calculés, on \e vcria jiliis lai'd. les droits et l('sdev(»irs. (■'csl-à-dirc h' iiondiic do
1. (»ii peiiL cili'i' coimne exemples de noms i^voi;ra|)lii(|aes, Manillioii, Olilnoé, Bésa, Lam|)Lrn, lileusis; pour les noms patronymiques, Hutadii-. Tliynuelaclie, CothocicUe, l^eriLlioedii-, Semacliida\ J'ai déjà remarqué ailleur> {A)U.if/. .fur. lutbl. ih'., p. 201, M. 5), que les dèmes désignés par des noms patroiiymif|U(^s étaient situés surtout dans la |tartie de la eonlrée habitée par les (iéléontes, c'est à-dire par la tribu qui comprenait le |)lus grand nombre de ramilles nol)les,
2. C'est ce qui parait être arrivé pai' e\em|)lo à lîraurnn ipii auLériouroment appartenait au dT'iiir l'Iiilaïda-,