‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 345 sur 494 · Suidas, s. v. aosAîVov · texte numérisé non relu

Suidas, s. v. aosAîVov

4. Cela résulte d'un passage d'Aristophane. {Ecclcsius., v. 377.)

l'assemblée du peuple 437

porsnnnellcmont connus à jnstifior de lour titre; on ne sait quelle garantie ils exigeaient ; toutefois le nom même de Lexiarques permet de supposer qu'ils se servaient des listes (ÀT^;'.7.p7c/.6v) que les Démarques dressaient, comme on Ta vu plus haut, pour chaque dème. Sans doute sur ces listes un numéro correspondait au nom de chaque citoyen, qui pouvait, en l'énonçant, établir son identité. Celui qui, après avoir reçu le ffj[x6cAov, se dispensait d'assister à la séance, encourait une peine ^ Au moment oii les délibérations commençaient, on fermait avec des claies {yippy:) les abords de la place, jusqu'à ce que fussent terminées les affaires que l'on no jugeait pas prudent de traiter devant dos étrangers*.

Les délibérations étaient in augurées par un acte ^elig•ieux^ De jeunes porcs, précédés par un prêtre {r.zp'.ziixpyo;) étaient portés entre les rangs du peuple, et la place était arrosée de leur sang. A la suite de la cérémonie lustrale, on brûlait de l'encens, et un héraut répétait une prière que lisait un greffier public. C'est seulement après l'accomplissement de ces rites que le président exposait les sujets qui devaient être mis en discussion. La présidence appartint d'abord à l'Épistate des Prytanes; plus tard elle échut à l'Epistate des neuf Proèdres, dont il a été question plus haut. C'était lui du moins qui recueillait les votes, et cola autorise à se le représenter comme faisant fonction de président*. D'autres magistrats cependant pouvaient être chargés du rapport qui précédait la discussion, lorsqu'elle devait rouler sur des matières relatives à leur charge. Dans le cas où le Sénat avait pris une résolution provisoire {r.po6oJXz'j[j.x), il en était donné lecture, et le peuple avait à se prononcer sur la question de savoir s'il adhérait tout d'abord,

1. Je crois devoir inlerpre'ler ainsi l'assertion de Pollux (VIII, lOi); to-j; (jL-^ èxxXriT'.â^ovTa; £Îr,(j.!o'jv. La variante TO'Jîsxr, è?ôv ÈxxXrid'.x'ovra; n'est pas admissible, car on ne peut supposer qu'une telle infraction à la loi i'ùL de la compétence des lexiarques; cela regardait les tribunaux.

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