Plutarque, Arislide, c
l'assemblée du peuple 441
six mille voix'. Nous no connaissons exactement la façon dont on procédait au scrutin qu'en ce qui concerne l'ostracisme, mais il est permis de supposer qu'elle était toujours à peu près la même : dix entrées étaient ménagées dans une enceinte, pour les dix tribus, et les votants déposaient un caillou dans un vase déposé à chacune des entrées'. Naturellement, cette opération était surveillée par des fonctionnaires préposés à cet effet, et qui, le scrutin une fois fermé, comptaient les suffrages pour et contre. Le résultat du vote, de quelque manière qu'il ait été constaté, était proclamé par l'Epistate^, et un acte était dressé, pour être déposé aux archives dans le sanctuaire de la mère des Dieux {h -m [rr,-:pwa)), à proximité de l'hôtel de ville. Souvent aussi la résolution du peuple était gravée sur des tables de pierre ou de bronze, et affichée dans les lieux publics. A la fin de la séance, le président donnait l'ordre au héraut de faire évacuer la salle. Quelquefois aussi, lorsque la discussion n'était pas épuisée, il la renvoyait au lendemain ou à quelqu'un des jours suivants. Enfin le peuple devait être immédiatement congédié, toutes les fois qu'il se produisait un de ces phénomènes qui pouvaient être pris comme un indice des volontés célestes (o'.37-/;iJ/a), et parmi lesquels on comptait le tonnerre et les averses'*.
Il n'est pas indifférent de connaître les termes officiels du protocole en usage pour la promulgation des décrets. Ils n'étaient pas toujours les mêmes, mais tous, abstraction faite de quelques dilTérences insignifiantes, peuvent se ramener à deux formes principales : l'une plus ancienne, qui date du temps où les questions étaient mises aux voix par l'Epistate des Prytanes, l'autre introduite au moment où cette attribution fut confiée à l'un des neuf Proèdres. Voici le modèle de la première :
l.Voy, BœckU, Sladtsliniisli., t. f, p. :V25 cl SclKiMiiaiin, Vrrfassungnij . Alhcm, p. 80 cl, 81.
2. Il s'a^nL i)rol)al)lomeiil d'iino barrirTiMlo ci-" i^oiiro.d.inslo discours cn/j/rf Ncxi'ii (l>. Dnr)) où est dccrilc la ocrciiKHiie ilaas laquelle ou dccerno les droits civiques aux éliani;-erR.
'^. 'AvayopeûïtvTXîystpoTOvîa; (VEscliiue, C.C/r.s//)//"», p. 385).