‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 349 sur 494 · Voy. iJi' Cuwit. Alfien.,p. 147 cl · texte numérisé non relu

Voy. iJi' Cuwit. Alfien.,p. 147 cl

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Tî'j-, KjT.vJh,; i-i'-y-i:, Iw./."/.'!?.; îIttzv ; ;i|iii's (|iif(i xicnl le Icxlr de la résoliilinn qui, on raison du mol, :;-îv, all'erk- lajoiinc inliiiilivc : iztlo'j'/x'. 'oX: ()tf(; -x ■/^r;y/.-j. -}/. \^-.O.i\).viy.. Quclrjirciois l;i (l.ilc est in(li(|uée d'uno iiianit;r(i plus prcciso : ïr). -vj ce-'vx ap'/cvTsç "/.ai Izc if^z |3s'jA/j; '/^ r.pîir.o: s ozvrx bfpx[).\j.i-tjt. Dans celto formule les rlcrniers mois désignonl le f>ref(icr de 'n juv-mii-re prytanie, dont il a élé parlé pins haul. La i'uinic jilns ircente est celle-ci : i-': N'.7.s$(.')o:j xy/zr.::, ï-': r?;ç Ki/.ztr.'.zt: ï/r.r,; T:p'j-:xvî''xç* Tx[j:r,X'S<y/z^ h)zty.y.-f,,Ï7.-.f,v.7}. ilv.iz-f,':?,: T.yj'x-iiix:, i/.y.Xv;- 7(x,T(ov ■;:pôi;p(<)v iz£'i»"(^5'.7îv 'As'.jToy.pâ':-/;; 'Ap'.'7T;or,;;.i'j O'.vxTcry.xi tj;;.rpiscp:'., Hpa^j/.A'^ç N:z'J7'.7TpâT:'j (")p'.z7'.:ç sTttev*.

En ce qui concerne la nature des questions sur lesquelles le peuple était appelé à se prononcer dans ses comices, nous nous bornerons à dire qu'elles étaient extrêmement variées et comprenaient tout ce (pii imporlail à Tintérct général. Outre que ces objets étaient noinbicux sous le régime de la démoci-alif^ absolue, les démag'og'ucs trouvaient leur com])te à étendre la compétence des assemblées et à faire piévaloir le principe de la souveraineté populaire-. Les hommes plus éclairés regrettaient que l'Etat fût gouverné à coup de décrets, c'est-à-dire par les caprices du démos beaucoup plus que par les lois, et que lois et décrets fussent trop souvent en contradiction.

Des témoignages nous apprennent que chacune des quatre séances ordinaires présidées par la même prytanie était remplie par des allaiies de différente nature et déterminées à l'avance". La première séance était consacrée au vote sur la gestion des magistrats ou épicheirotonie, aux crimes contre la chose publique, à la publication des biens confisqués et des procès engagés devant les tribunaux sur des questions d'héritage. La seconde séance était réservée aux pétitions et aux recours

1. Voy. Antiq. Jur. publ. tir., p. 131. Un plus grand nombre d'exemples ont été réunis par Franz, Elem. Epigr. gr., p. 319, et par Bœokh, Sfirat-sh., t. II, p. 50.

2. Démosthène, c. Ncœra,-p. 1375; Xénophon, Hellci}., 1. I, c. 7, § 12.

3. Voy. Pollux (VITI, 85), dont, l'énumération cependant ne peut-être acceptée comme complète, On lit par exemple dans Harpocration et dans le Lcxicon rhetor. de Photius (p. 672) qu'on discutait dans la première réunion les mesures relatives à la défense du pays (7rEp\3-j).xxri?Tr,; -/Moy.:).

l'asskmiîléI': nr i'i:ri'Li: 4i3

en ^TÛCf, Dans la Iroisii'mc on Irailail dos négociations avec les puissances étrangères, dans la quatrii'me dos cliosos religieuses et des affaires publiques en général. Il est plus à propos toutefois, pour l'étude à laquelle nous nous livrons, de ne pas observer cet ordre et de grouper les matières suivant les analogies qu'elles présentent; ainsi nous considérerons d'abord ce qui concerne la législation, puis l'élection des magistrats et l'examen de leur conduite, les décisions judiciaires y compris roslracisme, enfin toutes les mesures ayant trait au gouvernemont et à l'administration, soit au dedans, soit au dehors.

D'après une organisation qui, en principe, subsistait encore au temps de Démosthène, bien que les règles n'en aient pas toujours été observées, le droit de légiférer n'était pas, à proprement parler, exercé par l'assemblée populaire, mais par la commission des Nomotliètes. Voici comment les choses se passaient ' : dans la première séance de l'année, on demandail au peuple si la législation lui paraissait susceptible d'être modifiée ou complétée. On comprend à quel débat devait fournir matière une send)lable question. Les uns soutenaient, lesautres combattaient l'utilité ou la nécessité des réformes. Si le paiti (\o la révision l'emportait, ce qui n'était pas toujours le cas, un seul point était acquis, l'autorisation pour ceux qui avaienl ([uoNjucs proposilions à faire de les produire dans la forme consacrée. D'ahord on les affichait au pied des statues des dix Éponymes qui décoraient l'Agora, afin que chacun en |tùl prendre connaissance. Cela fait, il était procédé dans la troisième séance ordinaire ;i l'élection des Nomothèles (jui devaient composoi- la commission législative. Ils élaieul pris parmi les riéliasios de l'aiméo ; donc ils étaient assermentés et Agés i\i' plus de Irento ans. On ignore s'ils élaienl élus on lires au sort : on sait seulement que le peuple fixait leur nomhre et la duiée do leurs fonctions suivant la natuie et la quanlité tles pidjets de loi, ainsi que les fonds sur lesquels devait être prélevé leur salaire avant la nomination des Nomothèles (>t jus(ju"au moment où ils se constituaient vn comité, les |uiiji'ts de loi.

t. Voy. SclidiiMiiii, <lr Cniiiit. Atlieii., p. 2'i8; Vrrf'assiDnjsiji'srli, \tli., p. 53, et Ointsr. acad., l. I, p. l"i7-25'.).

441 i.orvi;iiNTn[i;NT n'ATtrftxKS

liini (|n'ils ciissoiil «îlo (l/'j;ï |kiiI(''s ;i la conriaissanfc du [uililic par les ariiclics plaraiTlécs snr les slaluos (Ic.sEporiynu'S, l'ialinl lus à clhKiuc ass('nil)l(''<' du peuple, afin que |)('rsoiiti<' ne pi'i! en i,:^nnrei'. Les ad'aii'es élaienl li'ail(''cs |)ar deNaut les NoinolliMes conmie des ]iioci'S en f'onue : li's eihtyeiis rjui deman- (laienl raholilion, raniendonienl ou la snlislilulion des lois se poilaienl accusateurs; ceux au roiilraire ipii en voulairiit le maintien jfuiaieni le rôle de la (iéfensi^ et alin do doiuiei- plus dégages à J'osprit de conservation, le peuple désignait, pour soulonir la législation existante, un certain nombre d'avocats publics (cjuvïiYopci), auxquels se joignaient d'office des hommes de bonne volonté. D'après un document d'une authenticité douteuse, il est vrai', la présidence des Nomotbèles aurait appartenu aux Proèdres; cela paraît difficile à croire s'il s'agit des neuf sénateurs dont les noms étaient tirés au sort, à chaque séance du Sénat ou de l'Assemblée populaire, il est beaucoup plus vraisemblable que la présidence était confiée aux Thesmothètes, comme dans les procès intentés pour motions illégales {ypxz'-q xapavéï-i.wv). Le nombre des Nomothètes n'était pas toujours le même; il variait suivant le nombre et l'imporlancc des lois qui devaient être discutées devant eux; on en a compté jusqu'à mille ou mille et un-. A en croire le document cité plus haut, les Nomothètes opinaient en levant les mains, comme cela se faisait dans l'Assemblée du peuple, non àl'aido des cailloux comme les juges; ce renseignement n'est guère plus sûr que les autres. Les lois approuvées par eux n'étaient pas plus que les résolutions de l'Assemblée à l'abri de l'action YpaçY] Tzapavdixwv. Cette action avait non pas toujours, mais le plus souvent, un vice de forme pour point de départ, comme dans l'affaire qui fournit à Démosthène le sujet de son discours contre Timocrate. D'après les anciens ce serait Solon qui aurait tracé cette procédure, mais cela ne doit pas être entendu en ce seris qu'on doive faire remonter jusqu'à lui toutes les prescriptions en usage. Il est manifeste que plusieurs d'entre elles sont plus récentes : une preuve entre autres est la mention des

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