‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 351 sur 494 · yEscliine, c. CU'slphon, p · texte numérisé non relu

yEscliine, c. CU'slphon, p

3. Voy. Kœhler, d<xns\es Mi nu tlsbcr. dur Acad. der Wlssrndi., p. 343, où il est dit que les élections avaient lieu duns la première séance de la neuvième prytanie.

i. l 'ni lux. Vill. 87.

L ASSK.MbJ.ÉE DU PEUPLE 447

la nomination devail avoir lieu. Parmi les lois dont il a doU'; sa république idéale*, Platon établit que pour l'élection des chefs militaires une liste, composée d'hommes qui sont ou ont été soldats, sera dressée par un collège de magistrats qu"il appelle Nomophylaques, et que chaque citoyen aura le droit d'opposer à l'un des noms mis en avant parles Xomophylaques un nom qu'il juge plus digne et qu'il déclare tel sous la foi du serment. On passe ensuite aux sullrages, et si le nouveau candidat oblieut la majorité, il prend rang- sur la hste à la place du premier inscrit. Finalement les trois citoyens qui ont obtenu le plus de voix sont proclamés Stratèges, et ainsi de suite |tour les grades moins élevés-. Il est possible que (im-lque usage analogue ait existé à Athènes, mais rien ne nous autorise à rafhrmer. Dans ces occasions, on votait toujours en levant les mains, non à l'aide de jetons ou de cailloux. Il va 4e soi qu'on ne se faisait pas faute chez les Athéniens, non plus que dans tous les pays de suffrage universel, de recourir, jtour gagner des voix, à tous les moyens permis ou défendus. jl y avait cependant des lois sévères contre les manu'uvres électorales. Corrupteurs et corrom|)us étaient poursuivis au criminel, les premiers en vertu de l'action a|)peléc vpxsr; cMzuyi OUzMpolz/.iy.:, les seconds en vertu de l'action appelée ypaçr, zv/.x'[j.z'j. Lacondanmation entraniail, suivant les cas^ l'amende, la conhscation ou même la mort"'. Celui qui, au contraire, avait été choisi pour une charge quelconque, sans avoir sollicité les sull'rages, pouvait décliner cet honneur, mais il lui fallait donner de bonnes raisons et en aflirmer la sincérité par seriiiciil {izoy^j.ozix) '.

Outre hi surveillance (|ue certains collèges exerçaient siu' les magistiats, le peuple avait aussi son droit de contiùle. Dans la [tremière séance de chaque prytanie, les Archontes demandaient au peuple s'il était satisfait de la façon dont les

I. Vuy. <li' Cniiiil. Alhni., |i. iV-'S. "J, l^lalun, (U: Liyilitis, t. VI, p.?").') i-. Vuy. (li'r At(. l'rni:t'ss,, p. .".r)!.

î. l'ollux, Vlll, 55; cl". Asl., (huis son CoiniiK'iilaiio mu- TliL'u|iljrat.lo, r. J'i, p. •■^11.

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cliui'^cs ;ivaiciil, ••l»' rciiiplics '. Toiil cildyi'ii (jiii cnty.iil avoir (l(î.s f^ricfs (''lail libre de les [inidiiiic {r.yAz'/.r,, r.^'Ax/.'/.zzHy.'.). Li' iiciipic, s il jii'-ii'ail la r(''clainali(iii Iniiili'c, sii.sjx'iidail piovisoircHK'iil le iiiauislral siispccl, |i(iiii' (liniiicr an [tiaiLMiaiil le tciiij)S (le le |>()ur.siii\ l'c, ou If, (Icsiitiiail (h'Iiiiil i\ ciiiciil (à7:c-/cipcTiv£Tv), cc qui laissait place à une aclioii judiciaiic L'ensemble des décisions prises par l'Asseinhlée pour approiivei" ou blâmer la conduite (K'S uiai^islrals s'apj)elail iz'.-/E'.,c;T;v{a

Les simples ciloyens étaienl souvent eux-mêmes en butle à des plaintes portées devanl l'Assemblée du peupK', et que l'on désignait aussi sous le nom de r.poio'/.xL 11 ne s'agissait pas, à l>ro]iremcnt parler, d'obtenir une décision judiciaire, mais de fouinir au peuple l'occasion de déclarer si les griefs lui paraissaient fondés et jnsliliaient une mise en accusation. C'est la voie que l'on prenait d'ordinaire^ (juami (Ui avait all'aire à un lionnne en crédit, alin de pressentir, (ra[)rès lesdis])osilions du peuple, le verdict des juges qui eux aussi étaient du peu[)le. Il n'eut pas fallu cependant que le plaignant fut seul intéressé dans l'afFairc qu'il déférait à l'Assemblée; il était bon que la cliose publique fût enjeu, et l'on estimait qu'il en était ainsi dans le cas de dénonciation calomnieuse, de malversation, d'infraction aux lois sur les mines-. L'exemple le plus connu et le plus saisissant en ce genre est celui de Démosthène qui, étant Chorège de sa tribu, fut publiquement insulté au théâtre par Midias, et eut recours à laTupoôoAr^, moins par ressentiment personnel, que pour venger l'injure faite à son caractère public, injure qui violait la sainteté de la fête et atteignait le peuple réuni pour la célébrer.

Celui qui voulait intenter la rpiScA-r^ devait régulièrement saisir l'Assemblée par l'intermédiaire desPrytanes. La parole était donnée aux deux parties pour que les opinions contraires fussent soutenues, sans qu'on se livrât toutefois à une enquête rigoureuse. Ainsi le peuple était invité à faire connaître son

1. Pollux,VIII,95,Hai-pocration, s.v. xupta hy.lr,alx; cf. de Comit. Athen., p. 231.

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