‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 354 sur 494 · Voy. plus liaut, p · texte numérisé non relu

Voy. plus liaut, p

3. Dans la G' prytanie d'après Aristoto, et dans la preinii'iv si-ance, à en croire \e Lexicun rJwlor. iniprimt' à la suite de IT-ilition ani,'laise de I^liolius, p. 672, mais dans le même ouvraj^'o, p. G75 et dans leSciiol. d'Arislopiume

[Equitcs, V. 852) on lit, d'après Piiilochorus, Tipb t/,; r, ;:p'jTav£tï;.

452 (".((Ivi:hm:mi:m- d'athi'.nks

lus ciloyoïis (jui ôliiii-ul, siiivanl eux, iiric moriacc pour la liberté, une cause de LruuljJeel de d(jMima;^c pourrÉlal. I*]n revanche non seulement les citoyens dénoncés, mais les premiers venus étaient en (Irnil de j)r()lesler contre ces craiiilcs cliifiiériques. Si le p(!uple si; pionorirait pour l'ostracisme;, on lix;iil le jour auquel on devait }■ prorédi'r. Le moment Vfiiu, le peuple se réunissait sur la [ilaee publique, où une roceiiite avait été disposée avec dix entrées dillerimtes, donnant accès à un nombre égal de compartiments, un pour chaque tribu. Tout individu ayant le droit de voter inscrivait sur une coquille (off-cpaxov) le nom du personnage qu'il voulait bannir, en ne suivant d'ailleurs que son seul mouvement, et sans être forcé de s'en tenir aux noms désignés d'avance. Les coijuilles étaient remises aux prytanes et aux neuf archonics installés auprès de l'une des dix entrées, et comptées une à une. Après la fermeture du scrutin, celui dont le nom était répété au moins six mille fois devait quitter le pays'. Un délai qui ne pouvait excéder dix jours, lui était accordé pour mettre ordre à ses affaires. Il n'est pas sans exemple que le peuple ait été surpris luimême du résultat qu'il avait obtenu. Lorsque Nicias et Alcibiade se sentirent menacés l'un ou l'autre;, ils s'entendirent pour faire tracer par leurs nombreux partisans le nom d'Hyperbolus, homme mal famé et subalterne, à qui nul n'avait songé jusque-là, et qui n'en réunit pas moins plus de six mille suffrages contre lui. Cet honneurfort malplacé frappa de discrédit le jugement de la multitude et l'institution de l'ostracisme. Elle devint un objet de ridicule quand on vit avec quelle facilité elle pouvait être éludée ^ Avant même qu'elle fût tombée en désuétude, plusieurs années s'étaient souvent passées, sans que l'on y eût recours, faute d'occasions pour l'appliquer. Rien ne prouve cependant que la question ne fût pas soumise tous les ans au peuple, à époque fixe. L'ostracisme n'entraînait pour celui qui en était atteint, que la nécessité de s'éloigner du pays un certain temps. Sa fortune restait intacte, et, à son

i. Voy. Verfassunysgesch, Ath.,p. 80

2. Plutarque, Nici(ts, c. II, ei Alclbiade, c. 13; Diodore,!. XI, c. 87. Voy. aussi plus liaut, p. 216, où l'on voit ce qui remplaça l'ostracisme.

l'assemblée du peuple 4o3

retour il recouvrait tous ses droits. La durée de l'exil fut d'abord de dix ans; plus tard elle fut réduite de moitié. Souvent même le banni fut rappelé par un décret du peuple, après une courte absence. Une proposition ne pouvait être faite en ce sens sans une autorisation préalable, comme dans tous les cas où il s'ag-issait d'obtenir la remise d'une peine afflictive ou infamante, exil, amende^ atimie ou la décharge de dettes contractées envers l'État. Une fois cet agrément obtenu, la question était posée à l'Assemblée, devant laquelle devait comparaître le citoven frappé de l'ostracisme pour en être relevé à la condition de réunir encore six mille voix*.

Telle était la variété des objets sur lesquels l'Assemblée du peuple se prononçait souverainement, que nous devons nous borner à ciler les plus importants, et d'abord les relations avec les États étrangers, les déclarations de guerre, les traités de paix, les alliances etautresconventions. Lorsqu'uneguerre était résolue -, c'est dans l'Assemblée du peuple qu'on délibérait sur les moyens de la soutenir, sur les forces à mettre en campagne, sur lo nombre des citoyens et des méthèques, parfois même des esclaves et les mercenaires qu'il convenait d'appeler aux armes^ sur les vaisseaux à équiper, sur les chefs à élire, sur les contributions à lever. C'est au peuple que les généraux adressaient leurs rapports sur la conduile des opérations, qu'ils demandaient des instructions et des renforts"'. Régulièrement, on discutait dans la première séance de cbaque prytanie les mesures qu'exigeait la défense du territoire*, et l'intérêt que le peuple pi'eiiait à tous les détails concernant la ilotte est attesté par celte circ^onslance qu'il se faisait rendre compte dos bâtiments hors de service et se réservait de statuer sur leur

1. Démosthone, c, Thnorrnl., p. 715; r. Nàpprn, p. \'M'S. Voy. aussi VrrfnssiDii/sijcsch. Atli., \u .Si.

2. I.a loi qui onlonnait sv Tp'.a'tv r^\l.zponz Tispi itoXéiio-j Po-jacOeiOx'., citée pur Hprraof,a'ne, dans la collff-timi de Walz (l. III, iS, i-t. IV. 707) n'élail bonne qu'à èlxo invoquée dans los écoles des rliclcin-s.

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