Voy. de Comit. Athen., p
L ASSEMBLEE DU PEUPLE 4oO
posé à la garde du trésor public dressait un état des revenus et des dépenses ordinaires et les soumettait à l'approbation du Sénat et de l'Assemblée ; de plus, afin que le peuple fût tenu constamment au courant de la situation, il était établi que le contrôleur public devait, à chaque prytanie, présenter le tableau des rentrées et très probablement aussi des sorties ^ Seul le peuple pouvait ordonner les dépenses extraordinaires qui ne figuraient pas au budget, par exemple pour la conduite de la guerre ou la construction des monuments publics. En ce qui concerne ces bâtiments, nous voyons que le peuple se faisait rendre compte directement par les entrepreneurs^. Si les ressources étaient insuffisantes, un rapport était adressé au peuple qui décidait des moyens par lesquels il devait y être pourvu. On faisait souvent servir à cet usage les trésors des temples. Nous possédons encore un décret relatif au remboursement d'un emprunt contracté dans ces conditions ^ On recourait aussi, surtout en temps de guerre, à des impôts extraordinaires (sîacpopaî) et à des contributions libres (sTrioéssiç,) sur lesquelles nous reviendrons plus tard. On essaya une fois, dans les dernières années de la guerre de Péioponèse, d'altérer les monnaies, en mêlant à l'or un alliage de cuivre, ou en attribuant aux monnaies de cuivre une valeur conventionnelle, ce qui força bientôt après à les retirer de la circulation \ Il est manifeste que ces mesures et d'autres analogues ne pouvaient être appliquées que par le peuple, mais tous les règlem(;nts concernant les monnaies et les poids et mesures étaiml également sdiunis à son approhalion, ainsi (jue les lois de douanes et loutce (|ui avait ra|)|)i^rt;i l'impoitation ou à l'exporlation. lîienque dans cet ordre d'idées connue |)oui' le rt^ste, le Sénat fût toujours le premier corps appelé à (Utnner son avis, celte initiative n'«;mpêcliait pas que ses résolutions fussent ad-