‹ Antiquités grecques (volume 2)Chapitre 364 sur 494 · Voy. Antiq. Jur. p. Gr., p · texte numérisé non relu

Voy. Antiq. Jur. p. Gr., p

5. Plutarque, Périclès, c. 16, et Phocion, c. 8 et 19: cf. Bergk, Eeliquiœ. Comed. Ait., p. \3.

contre le g-oiivernoment établi était aussi un motif d'exclusion'. Enfin il en était de même des défauts corporels, au moins pour les fonctions auxquelles étaient attachées, comme à Farchontat, des attributions religieuses -'.

Voici comment on procédait dans l'épreuve appelée docimasie, au moins pour celle qu'avaient à subir les neuf Archontes^. Dans la séance même oii ils étaient désignés, l'interrogatoire commençait; ils devaient, en répondant aux questions consacrées, fournir les preuves à l'appui de leur dire. Chaque membre du Sénat était libre de s'inscrire contre , ou de proposer pour tout autre motif le rejet du candidat. Il semble même que la formule du serment imposé aux membres du Conseil comprît expressément l'obligation, si l'on avait des objections à faire, de ne pas les passer sous silence. La publicité des épreuves permet de supposer que tous les citoyens présents pouvaient, aussi bien que les Cinq-Cents^ protester contre l'admission. Le candidat évincé conservait le droit d'appeler de la décision du Conseil à une Cour de justice où, sous la présidence des Thesmothèles, la question étaittraitée enformede procès. Mais alors même que la décision du Conseil était favorable, il était loisible eiux opposants d'introduire une instance judiciaire : c'est ce qu'on appelait os/,'.[xac7'!av à-ayYéXXe'.v *. Pour les magistrats autres que les Archontes, il n'est pas question d'épreuves subies devant le Conseil des Cinq-Cents. Dans ce cas, la docimasie avait lieu sans doute devant une autre juridicliou, qui devait être un tribunal d'IIéliastes. On s'y priMiait d'ailleurs de la même manière. L'usage de soumettre les nouveaux Archontes à l'examen des Cinq-(^.ents date sans doute du temps où ces magistrats avaient le droit de siéger et de voter dans le conseil^. Le citoyen qui avait succombé dans l'épreuve non seulement était dépouillé de la dignité dont il n'avait pas été jugé

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