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Tous ceux <jiii |ni'iiaiciil pail aux allaii<'S |)iil)li(|ii('s ne |)()iivaiont pas plus se dispenser, eu s(jrlanl de eliai'^c, dcrendir compte de ieui'adniinisliatioii (ju' ils n'avaient [»u, en \ i-niiant. se sousliaiie à l'épieuvc d(i la dociniasicr. Los l'nnclidnnaii'es «]ni avaient manié les deniers de l'Etat devaient en oulri! soumeltie leur CMm[)l;d)ililé (Xiviv f.x'. î'jOjva; èyYpzsî'.v ou iziç-fpî'.v) à nue C-onr des ('oiiiptes composée autrefois de tii-nlc membres (A:Y'.!7-a{), (pii {)lus tard furent réduits à dix''. Mais alors on leur adjoignit un autre collège (ejOjvc.) au nombre de dix également, qui se cboisissaient en outre vingt assesseurs ou auxiliaires. Les ejO'jvo'., choisis d'abord parla cheirotonie, aussi bien (jiie les AoY'.c-raî, furent plus tai'd comme eux tirés au sort: cbaque tribu eji fournissait un. La CiOur des (^(uuples comprenait encore dix officiers publics, nommés zxrr{-[z^z'.. dont nous ferons connaître ci-dessous les attributions. Les comptes étaient présen-
1. Dunckerest fl'avis {Gcsch. des Alterth., t. IV, p. 207) que !a doulile épreuve à laquelle étaient soumis les archontes devant le sénat et devant les liéliastes est une combinaison postérieure, parce qu'elle suppose une prééminence des Cinq-Cents sur les archontes, qui n'existait pas au temps de Solon. L'argument n'a pas une grande force; les archontes, en eiïet, lorsqu'ils comparaissaient devant les Cinq-Cents, n'étaient pas archontes; ils étaient simplement des candidats désignés par le choix du peuple. On ne voit pas clairement non plus pourquoi, si Solon eût confié aux seuls héliastes le soin d'examiner les archontes, on eût ajouté par la suite à cet examen une seconde épreuve qui pouvait rendre la première absolument inutile. Il est plus naturel de croire que dans le principe toute espèce de dokimasie était l'atîaire du sénat, qu'elle fut plus tard attribuée aux héliastes, de qui relevèrent exclusivement tous les magistrats, à l'exception des archontes et de leurs assesseurs qui eurent à subir l'épreuve traditionnelle devant le sénat, et la nouvelle devant les héliastes. La double docimasie des archontes et de leurs assesseurs est attestée par Démosthène (c. Leptine, p. -484, § 90) et par Pollux (1. VIII, c. 92). Trois discours de Lysias ont trait à la docimasie par devant le sénat : un discours contre Evandre, que le sort avait désigné pourarchonte;un autre contre Pliilon, qui était entré parla même voie dans le conseil des Cinq-Cents ; le troisième pour Mantithée, qui paraît s'être trouvé dans le même cas, bien que le fait ne soit pas certain. Enfin un quatrième discours du même orateur en faveur d'un inconnu (de affect. Tyraan.) fut prononcé aussi d'après la conjecture très vraisemblable de Meier (Alt. Process, p. 208), à propos d'une docimasie subie devant le tribunal des héliastes.