Voy. AU. Process, p
3. Voy. Bœckh, Staatshaush., t. I, p. 266, et t. II. p. 52 et 583.
DES FONCTIONS l'LBLlOUES 46o
tés d'abord aux Logisles, qui tenaient le premier rang- dans le Conseil; des Logistes ils passaient auxEutliyncs qui les examinaient articles par articles, interrog-eaient, s'il en était besoin, les comptables, exig-eaient des informations ou des pièces nouvelles, en un mot ne négligeaient rien pour s'éclairer. Si les comptes étaient en ordre, les Eutliynes les renvoyaient avec une apostille favorable aux Logistes qui donnaient décbargc. Dans le cas contraire, les Logistes déféraient à une Cour de justice dont ils avaient la présidence, les irrégularités que leur avaient signalées les Euthynes, après quoi, les Synégores se portaient accusateurs publics, et le procès suivait son cours. Les fonclionnaires étrangers à l'adininisliation des finances se bornaient à déclarer devant les Logistes qu'ils n'avaienl rien pris, ni rien dissipé'. 11 n'était pas d'usage, à ce (]u'il semble, qu'ils rendissent autrement compte de leur gestion, mais ils n'étaient pas pour cela plus exempts que les autres de responsabilité. Dans les trente jours qui suivaient la retraite des fonctionnaires, les Logistes invitaient publiquement les citoyens qui avaient à faire valoir des griefs à se présenter devant eux. Tous les fonctionnaires devaient donc, durant cet espace de temps, appréhender (b; voir paraître un accusateur. S'il en survimait un, les Logistes introduisaient une action judiciaire cl linalemenl l'airairc! était portée devant un tribunal héliaslique, dont ils avaient la présidence. On a vu déjà que les fonctionnaires, dans l'exercice même de leur charge, étaient exposés à une accusation appelée -pêcX-/^, qui, au renouvellement des [)i-ylanes, suivait rEpiclieir()t(uiie. A cliaqut» prylanit^ avaient lieu aussi les redditions de comptes, auxquelles n'étaient assujettis, connue a[»rès la sortie de cbarge, (|ue les manieurs de deniers publics'-. A qui ces comptes devaient-ils être présentés, on ne le dit pas. (-'était très pndiablemenl an (■ontr(Meur. chargé de dresseï' et de [tublier le tableau des recettes et des dépenses, travail dont il n'eut pu s'acquitlei'sans les étais fnui-
1. Voy. Anilii. ././). <ir., p. -ii-O, (>l l^u'cl>h. SlmiishiDisIi., I. I, p. iCCi.
2. Lysias, c. JSicoiniupit', p. Sl2; voy. aussi \r Mi^iiioin* ili' ScIkimiuiiiii. i(r rrddcndis M((uislr. ycw/. raH'Hiibus, 1855, roitnpriiiic ddu> ^c> Oitusc. dctt'l., t. I, p. 293.
'*•()() (,((1 \ i;ii\i.Mi.\ I II \ I iii'.\i;s
riis |i;ir 1rs a::<'rils cDiiiiilaldcs. Il iirsl pas (liiiih-ux (|iir le r.in-
linlflir, si (jlic|(|i|r clinsc lui Scilllilait loliclic, i-iil |c ilmil fie
(Icniamlri des (îclaircisscnii'iils, et de |»ro\o(jii<.'i- une iiif|ii<'lr. mais sur ce [Miiiit les reiiscigrit'iiHMits nous niaiwjucnl. La loi irilerdisail aux loiiclioMnaires icsponsalilcs, sorlard de cliari^c, df quiller le pays, d'aliénor (|iii)i (|uc ce fùl (l( liiii Inrliiiic, ou d"(Mi disposer pai' Irslamcnl d (rmlifr })ar adn|ili(in daus une laïuillo (Hrarit;i'n', avaiil d a\(iir oliLcnii d(''rliar:.'(' dr leur ^<'slinit. Ils lie pouvaiciil lion jiliis reccvoii' anciiiic récompcnsci publiiiiic ni èlre rcvèlusd'nn nouvel ('ni|d(i! '.
Los corps ctinsliUiés dune manière [hi niancnle avaient chacun un local parliculier (àoyetov). Les divers collèg'es, ol la plupart des niagislralures étaient organisées («n collè^^cs. parlageaienl entre tous leurs membix's les aiïaires (pii n'élaienl pas susceptibles d'èti'o expédiées eu commun. Ouand ils ('laienl ri'unis, l'un d'eux [in'sidail la s<''ance et exercaii une sorte de ])r\ jjinie". Tous les colli'ges étaient aut(uisés à s"adj(»indre des auxiliaires expérimentés ; la loi non seulement le permellait, mais en faisait à quelques-uns d'entre eux une obligation formelle"'. Les subalternes imposés avaient un caractère officiel, étaient soumis à la docimasie et responsables de leurs actes; les autres n'avaient avec les titulaires que des rapports idlicieux. La plupart des hommes publics, sinon tous, étaient nourris, ainsi que leurs auxiliaires et leurs subordonnés, aux frais du public, soit au Prylauée, soit dans le lieu de leurs séances \ On ne voit trace nulle part d'insignes qui aient servi à distinguer les magistrats, si ce n'est de la couronne de myrte qu'ils portaient dans l'exercice de leur charge % ainsi que les ( -inq-Cents quand ils étaient en fonctions, et les orateurs qui occupaient la tribune dans l'Assembler du peuple. Le se-